| Forum : Blabla général |
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| Auteur |
Message |
cloud-strife-67
 Revenant
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| Posté le 26 juin 2009 à 21:13 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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oui mais toi tu es un "booster"^^
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Tazouza
 Monsieur Barbe
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| Posté le 26 juin 2009 à 21:30 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Mais non, c'est pas vrai.... :P
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cloud-strife-67
 Revenant
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| Posté le 26 juin 2009 à 22:30 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Alors, ma vie commence le 17/02/1996. J'ai un frère de 5 ans à ce moment là.
A partir de là je mène une vie normal jusqu'à mes 3 ans où un tic me donne la maladie de lyme (pas sur de l'orthographe). A cause de cette maladie, j'ai du mal à bougée pendant quelques temps, mais maintenant ça va mieux (mais bon de temps en temps j'ai encore mal).
Sinon... bah après y a plus rien de bien intérressant jusqu'à mes 6 ans. Je rentre en CP où je suis souvent traiter de "gros" car je suis un peu en surpoid ( Je le suis encore là, mes notes font partis des meilleurs de la classe.... )
Malheuresement à mes 7 ans mes parent décident de divorcer mes notes baissent et je pleure tout les matin ou presque pour ne pas aller à l'école. A ce stade là mon père décide de quitter notre domicile pour partir retrouver sa famille dans le Gers.
Il revient 1 ans après et se réinstalle chez ma mère, avec mon frere et moi. Il commence a devenir moins sympathique avec mon frere et ma mère donc mon frere me refait tout tomber dessus et me "frappe" régulièrement mais rien de bien méchant je vous assure ! ^^ (malgrès que là je commence vraiment à le détester ^^' )
A 10 ans il part pour de bon s'installer avec sa nouvelle petite amie photographe que je ne peux pas sentir car elle me dit ce qu'une mère se charge de dire, du genre les bonne manière ect... alors qu'elle n'a rien à voir avec moi. Ma mere trouve elle aussi un petit ami militaire, qui lui a partir de là essaye de s'arranger pour son boulot, malgré le fait qu'il parte souvent pendant 6 mois.
A mes 11 ans, mes deux meilleurs amis (qui sont frères jumeaux) partent à Paris. Je le prend très mal et j'ai du mal alors à trouver de vrais amis sur qui compter et raconter ce que je pense vraiment, mes tracas ect... A partir de ce stade là, mes notes re-commencent vraiment à baisser. Je tourne autour de 11 de moyenne et les remarque j'en est de bonne mais aussi de très mauvaise sans avoir une seule fois redoublé.
Jusqu'à mes 13 ans, rien de très spécial mes amis redémenagent près de chez moi. Un week end, je pars chez eux, et en fesant de la moto je tombe et me fais une petite cicatrice ou il aurai bien fallu des point de suture mais non. ^^
Et maintenant je commence à grandir et perdre du poids (enfin il etais temps [Taz note : Tu m'étonne, sale gosse ! :D ])
Juste avant les vacances, j'aprends que mes deux meilleurs amis reviennent dans mon collège, mais malheuresement j'aprends aussi que mon beau-père vas être muté dans le Doux où je vais devoir le suivre avec ma mère en juillet, l'an prochain.
C'est finis. Je vous l'avais dit, rien de très spécial. ^^
Ps: Un grand merci a taz' qui a corrigé toutes mes fautes ( Taz note : De rien, c'était pas de tout repos... J'déconne :P Mais ca fera 5€ s'il te plait. )
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3348 messages
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Bobby_Simon
 Réno
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| Posté le 26 juin 2009 à 22:34 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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lol bien joué Taz' ^^
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7780 messages
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cloud-strife-67
 Revenant
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| Posté le 26 juin 2009 à 22:36 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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oué en effet sa devais etre très dur tu merite un mars en plus^^
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3348 messages
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Tazouza
 Monsieur Barbe
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| Posté le 26 juin 2009 à 22:37 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Voila voila... 
Ce que j'en pense : Bah t'as pas eu trop de chance à cause des parents et du frangin chiant à souhait, et pis partir loin de ses potes bah... je sais ce que c'est et j'te le souhaite pas mais bon, pas trop le choix ! ^^'
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8073 messages
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KartSeven
 Gast
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| Posté le 26 juin 2009 à 22:44 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Y a encore des fautes à corriger, mais ce n'est pas le plus important... Décidément, la vie n'a pas été facile pour tout le monde. J'hésite à détailler plus la mienne du coup. Certes, j'ai eu des moments difficiles, pourtant je m'estime assez chanceux.
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13572 messages
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Tazouza
 Monsieur Barbe
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| Posté le 26 juin 2009 à 22:49 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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J'ai fait ça vite fait hein ! 
Et j'ai jamais dit que je ne faisais jamais de fautes moi...
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8073 messages
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yuyu
 Expert en bluff
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| Posté le 27 juin 2009 à 00:47 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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moi kart j'aimerai bien que tu détailles, je me pose quelques questions quand même!
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Aeris-sama
 Stammer
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| Posté le 27 juin 2009 à 00:55 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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KartSeven a dit :Y a encore des fautes à corriger, mais ce n'est pas le plus important... Décidément, la vie n'a pas été facile pour tout le monde.  J'hésite à détailler plus la mienne du coup. Certes, j'ai eu des moments difficiles, pourtant je m'estime assez chanceux.
Tu sais, c'est pareil pour moi, je n'ai détaillé que les moments difficiles  Sho... Sho.... Shoooogun kayooooo !
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KartSeven
 Gast
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| Posté le 27 juin 2009 à 01:18 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Bon OK je me lancerai... ^^ Mais tu te poses des questions sur quoi Yuyu, que j'aie des indications quant aux choses à détailler ?
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13572 messages
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Fred
 Cait Sith
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| Posté le 27 juin 2009 à 11:36 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Une vie assez difficile éffectivement !  Le bonheur de l'homme, c'est la folie et l'ignorance.
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KartSeven
 Gast
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| Posté le 28 juin 2009 à 07:18 | Objet du message : Moi... |
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Il est temps pour moi d'être plus précis, ayant notamment résumé les 18 premières années de ma vie en 3 paragraphes de 4-5 lignes seulement ! Là cette fois, j'ai fait fort, très fort. Plus de 10 heures m'ont été nécessaires pour écrire ce pavé, que dis-je, ce roman ! Je ne me suis pas relu, donc j'espère que tout sera compréhensible, ce qui n'est pas certain, surtout avec la fatigue qui a gagné du terrain petit à petit... ^^
Donc bon, ben je suis né au Mans le 3 mai 1983 (dans la Sarthe), à la fois le premier et le dernier de ma fratrie, étant fils unique... Les années de maternelle et de primaire, d'un point de vue scolaire, se sont relativement bien passées : comme je savais lire assez tôt, je suis rentré en CP un an avant les autres, rendant du coup l'intégration en primaire assez délicate, cette année de CP ayant été assez délicate par moments. Pour le reste, ça se passait bien, j'avais de bons potes de classe, j'étais toujours bien classé (notamment 4 "trimestres" de suite 2ème entre la CE2 et la CM1, mais jamais 1er ^^), ... Pour en revenir à la CP, je me rappelle en effet de certaines brimades (du sable dans le col du cou, me prendre par les membres et me poser sur une flaque), mais qui se sont vite arrêtées. Plus ennuyeux, 2 gars bien plus âgés que moi (ils devaient sûrement être en CM2) se sont mis à me faire chier sans raison. Impossible de me rappeler de quoi exactement, mais je sais que j'essayais de me "planquer" à la récréation pour pas qu'ils me trouvent. Là non plus ça n'avait pas duré longtemps, car un prof a fini par les gauler en train de me faire chier, donc ils ont arrêté. Pour l'anecdote, l'un d'eux habitait à 100 mètres de chez moi. Je ne l'ai su que des années plus tard, à force de passer devant chez lui, j'ai fini par le voir. Le plus comique, c'est que je crois me rappeler qu'on se disait bonjour alors que, mis à part cet épisode, on n'avait absolument rien en commun ! 
C'est à la maison que la situation n'était pas toujours rose. Cependant, cela m'a surtout plombé lors de mes années de collège et de lycée. Avant, je préfère me rappeler des bons moments qui étaient quand même les plus nombreux, ce qui fait que je suis extrêmement nostalgique de cette période. Cette période d'innocence où j'étais encore un gamin, bercée par la télé, les jeux vidéo, les petites voitures... j'y repense régulièrement avec toujours beaucoup de plaisir ! Ce n'est pas pour rien que de temps en temps, je passe de longs moments sur Dailymotion pour revoir des programmes qui passaient à ce moment et dont j'ai encore quelques souvenirs. De plus, j'étais relativement gâté par ma mère, donc tout devait se passer que bien.
Mais bon, il fallait qu'il y ait quelques accrocs durant cette enfance supposée sans histoire... Mon père avait un sérieux penchant pour l'alcool, et fumait régulièrement. Quant à ma mère, elle pouvait partir dans des énormes crises de colère, même quand rien ne les justifiait. Ce côté "docteur Jekyll et Mister Hide" rendait la situation parfois pénible, et un week-end qui pouvait se passer très bien pouvait voler en éclats pour une broutille de rien du tout. Pour être honnête, ça me paraît étonnant qu'il se soit passé une semaine entière sans aucune crise de nerfs de ma mère. A sa décharge, mon père ne l'aidait pas beaucoup avec ses problèmes d'alcool et de tabac, dont une grande partie de son salaire partait là-dedans. De plus, bien qu'on ne m'ait pas parlé de tout, son contexte au travail n'était pas forcément simple (il avait repris l'entreprise de son père (mon grand-père donc) qui était une usine de fabrication de ressorts pour poids lourds), et il semblait avoir du mal à gérer de statut de patron d'entreprise au fil des années. Ma mère, elle, était (et est toujours) pharmacien, et du fait de son salaire plus élevé que celui de mon père à l'époque, c'est elle qui tenait la baraque. Une position de chef de famille totalement accentuée par les caractères différents de mes parents : mon père ne prenant jamais d'initiative, restant dans son coin, là où ma mère profitait du fait "qu'elle ramenait tout le pognon" selon ses termes réguliers pour mener la barque de manière féroce. C'est ainsi qu'à la fin du paragraphe précédent, vous me voyez dire que c'était par ma mère que j'étais gâté, et non par mes parents, tant il est vrai que c'était elle (c'est toujours elle d'ailleurs, mais de manière moins autoritaire, heureusement ^^) qui avait la main mise sur absolument tout.
Avec tout ça, vous trouvez peut-être bizarre que je maintienne que j'ai adoré ces années. Mais c'est vrai. Ces moments restaient rares (ça ne durait quand même pas la journée entière), et à chaque fois, tout finissait par bien se finir. C'est sûr qu'à cette époque, c'était très pénible de devoir supporter ça très régulièrement. Ce n'est que bien plus tard que j'ai pris du recul par rapport à ses colères et que ça me passait au-dessus, sachant qu'elle finirait bien par se calmer. C'est vrai que quand ça arrive dès 4-5 ans, on a pas forcément le recul nécessaire. Mais bon, ces années-là, ce sont les bons souvenirs qui prédominent, ce qui ne fut pas le cas pour après, mais j'en parlerai plus tard dans le post. 
En prenant du recul par rapport à ces années, j'estime néanmoins avoir été très bien éduqué par ma mère. Seulement, il est incontestable qu'elle en faisait trop. Avec elle, tout devait être parfait. Je me rappelle encore de tout ce que je pouvais me prendre dans la figure dès que quelque chose ne se passait pas bien. Les anecdotes sont nombreuses : parmi les multiples activités extra-scolaires qu'elle m'a imposées, l'une des premières a été la piscine. Problème : je détestais l'eau. J'y pouvais rien, je faisais un blocage. Une fois que j'ai été apparemment particulièrement peu courageux (je me rappelle pas de tout, j'avais pas encore 6 ans ), dès mon retour de la piscine, je me suis vu confisquer mon mini-flipper, qui était le jeu sur lequel je passais le plus de temps à l'époque. Une punition anecdotique, mais ce principe de confiscation va, vous allez le voir, enfler progressivement jusqu'à des situations véritablement grotesques ! 
Il faut dire que le principe de perfection de ma mère pouvait aller très loin. Le moindre mot de travers et ça pouvait faire mal. Je me rappelle d'une engueulade où ma mère me donnait une leçon : elle termine par un "c'est clair ?", ce à quoi je réponds "c'est clair !". Ben paf, une gifle ! Un autre détail de jeunesse : à l'époque j'aimais que les volets soient grands ouverts, et non en espagnolette. Mais ma mère les ouvrait toujours en espagnolette, au contraire des voisins. Un jour, je surprends ma mère à ouvrir les volets de sa chambre grands ouverts. Dans ma joie d'enfant (je sais plus quel âge j'avais, mais bon, ça devait voler dans les 7-8 ans), je m'exclame "oh, que c'est beau !", ce à quoi ma mère pique une crise et m'enferme dans ma chambre... 
J'avais également intérêt à assurer au niveau scolaire, sinon ça tournait mal ! Je me rappelle d'une confiscation de manettes de jeux vidéo en fin d'année de CM1 (j'avais donc quasiment 9 ans), sûrement à cause d'une "mauvaise" note ! Alors que bon, je n'ai jamais eu de note en-dessous de 13 avant le collège ! Mais bon, avec ma mère à l'époque, en-dessous de 16 était un désastre. ^^ Je me rappelle que ça m'avait bien énervé, et j'ai terminé du coup l'année en fanfare (les 10-12 dernières notes de l'année, j'avais eu 19 ou 20 ^^) ! J'étais donc impatient de récupérer mes manettes pour le début des vacances, estimant les avoir méritées... mais j'ai dû les attendre bien après, ce qui m'avait un peu irrité. Je me rappelle aussi qu'il fallait remplir des documents pour l'entrée au collège. Le problème c'est que j'avais laissé les documents dans une chemise et que j'avais fini par ne plus y penser. Je ne sais plus comment c'est ressorti, mais on a fini par les retrouver et ça commençait à être urgent ! ^^ On a donc rempli tout ça, mais ma mère n'avait pas décoléré de la soirée. J'étais déjà au lit, mais toujours furieuse, elle m'a ordonné dans une colère noire de venir lui demander pardon. Complètement traumatisé, je m'exécute et c'est même à genoux que je me mets. Ma mère me pardonnera du coup rapidement, mais il faut avouer que j'avais souvent la trouille avec elle... Un dernier exemple dans ce principe de la perfection, elle m'avait une fois fortement engueulé car en récitant ma leçon, je disais que pour 2 segments égaux, [MA] = [MB] alors que sur mon cahier, il était écrit [AM] = [MB]. Ca changeait rien, mais ça n'était pas du goût de ma mère qui du coup m'a engueulé une fois de plus. Une autre fois, je n'arrivais pas à apprendre par coeur une leçon d'histoire, et je commençais déjà à pleurer parce que j'appréhendais déjà la réaction de ma mère. Et ça n'a pas manqué, elle est repartie furieuse de ma chambre en balançant mon cahier. 
Mon père en prenait aussi pour son grade. Ca fait maintenant 20 ans qu'ils font chambre à part (et jusqu'à l'année dernière, c'était même étage à part, ma mère gardant la chambre à l'étage tandis que mon père prenait le canapé du rez-de-chaussée), et il était traité quand même un peu comme de la merde. J'ai longtemps pensé qu'on était un peu les esclaves de ma mère, et ça pouvait tellement mal se passer entre mes parents que je me suis longtemps demandé pourquoi ils n'avaient pas divorcé... Un des nombreux exemples de ce sentiment d'esclavagisme : ma mère rentrait en dernier de son travail (vers 19:30), et on avait pris l'habitude, mon père et moi, de lui ouvrir la porte du garage pour qu'elle y rentre la voiture. Une fois, je ne sais plus pourquoi, mais on ne l'a pas entendu arriver. Elle a donc rentré la voiture toute seule, et on s'est fait vertement engueuler parce qu'on s'amusait derrière son dos, que c'est elle la bonniche qui ramène tout le pognon et qu'on n'est même pas fichus de se décarcasser pour lui ouvrir la porte, etc. 
Les problèmes d'alcool de mon père n'arrangeaient pas la situation. Et c'est surtout durant mes années de collège que je m'en suis rendu compte. Jusque là, après les cours, soit mes grands-parents venaient me chercher et c'était mon père qui venait me chercher après son travail, soit c'était la bonne de mes grands-parents qui m'accompagnait jusqu'à la maison de mes parents et me gardait jusqu'à l'arrivée de mon père. Arrivé au collège, j'ai commencé à rentrer tout seul et j'étais donc là pour accueillir mon père qui rentrait vers 18:15 - 18:30. De suite, je pouvais juger de son état de forme... Si je le sentais bien, j'étais confiant pour la soirée pour quand ma mère arrivera à son tour du travail. En revanche si je le voyais saoul, j'avais la trouille pour comment la soirée dégénèrera... Ca n'allait que rarement très loin, mais c'était fatiguant de devoir supporter ça pendant tant d'années, surtout que c'était grosso modo du 50/50 (ce qui explique pourquoi je crie au miracle s'il est arrivé qu'une semaine entière se soit passée sans aucune dispute ^^)...
La plus grosse humiliation dont je me rappelle devait avoir eu lieu quand j'avais 11-12 ans. Mon père était complètement ivre, et ma mère l'a du coup forcé à se coucher par terre au sous-sol. Elle est ensuite remontée et m'a ordonnée d'aller descendre et essayer de lui parler, en espérant que cela allait lui faire un électrochoc. Je me rappelle aussi d'une autre fois où ma mère avait écrit à la craie tout un tas d'horreurs sur les murs du sous-sol...
Les grandes vacances n'étaient pas toujours une partie de plaisir non plus. Ma mère m'a souvent rabâché que ça la fatiguait de m'avoir dans ses pattes toute la journée, alors que quand j'étais à l'école elle pouvait au moins avoir 2-3 heures pour elle toute seule pour souffler. Du coup elle m'envoyait presque 1 jour sur 2 chez des amis pour y passer l'après-midi. J'avais en effet 3-4 bons amis à l'époque (que je connaissais en dehors de l'école), et c'est chez eux que j'allais. Heureusement que la famille acceptait, car on peut pas dire que je rendais la pareille, ma mère ne supportant pas d'avoir du monde chez elle ! Enfin bon, ça me plaisait assez, puisqu'on faisait pas mal de jeux vidéo. ^^ J'avais aussi droit à passer 1 ou 2 semaines chez mes grands-parents maternels. Là, j'y passais de bonnes vacances, étant beaucoup plus libre de ce que je pouvais faire. C'est ainsi que je jouais beaucoup à la console et faisait beaucoup de vélo, sans compter mes cousins qui nous rendaient visites régulièrement. Enfin, je partais aussi 15 jours avec mes parents à la Côte-d'Azur... Ca me plaisait aussi beaucoup, surtout en raison de la piscine qu'il y avait en bas de notre immeuble (car depuis, je n'ai plus la phobie de l'eau ). Seul problème : à part une année, je n'ai jamais eu le droit d'emmener des jeux vidéo. 
Bon, si on parle des semaines standard (en dehors des grandes vacances), je vous rassure, les bons moments, j'en ai connu aussi ! Mais je reconnais qu'il fallait plutôt attendre le week-end. Et de ce point de vue, c'était pratiquement toujours avec mon père que je jouais, que ce soit au tennis à la rue, ou au ping-pong, ou à des jeux de société, etc. Avec ma mère, je ne me souviens de rien. Ce qui peut faire du coup que mon père était plutôt un grand frère, surtout avec cette relation électrique entre mes parents... 
Je commençais à aborder les années collège, mais qu'en a-t-il été d'un point de vue scolaire ? Bah justement, ça s'est gâté aussi. Je fais l'impasse sur l'année de 6ème qui s'est bien passée. C'est à la fin de la 5ème que les choses ont évolué. Il faut savoir que la composition de la classe est restée quasiment la même entre la 6ème et la 5ème. Et pourtant, alors que tout se passait bien, je me suis retrouvé à devoir supporter des brimades d'un grand nombre des garçons de ma classe vers les dernières semaines de la 5ème. J'ai beau réfléchir, je ne sais toujours pas ce qui a pu faire démarrer la chose. Sur le coup, je me suis simplement dit : "vivement la fin d'année", en attendant des jours meilleurs. Impression confirmée en 4ème où je découvre une classe entièrement changée, et où même je retrouve un ancien bon pote de primaire ! Rapidement, je sympathise aussi avec 3 autres garçons. Problème : ces 3-là vont rapidement commencer les brimades sur moi. Heureusement, mon pote me sauve souvent la mise, notamment quand je suis à côté de lui en cours ou lors des pauses à la récréation, ce qui me permet d'être encore assez épargné. Hélas, ce pote déménagera à la fin de l'année scolaire, me laissant seul avec les 3 gugusses durant tout l'année de 3ème ! Je peux aussi englober l'année de seconde où si j'ai perdu l'un des 3, les 2 autres ont continué, épaulés par 2 autres gars. Je m'étais fait un pote durant cette année, mais il n'a pas pu faire grand chose face à leur détermination de me faire chier...
La 3ème et la seconde ont été pénibles puisque pas une journée, pas une heure de cours (sauf cas exceptionnel) ne m'était épargnée. Coups sur la chaise, lancers de boules de papiers avec de la colle dessus, vol de stylos, ratures sur mes cahiers de cours, crachats lors de la récréation, passes de mes vêtements quand on devait se changer en sport... Rien ne m'a été épargné durant ces 2 années. L'ai-je bien cherché ? Peut-être... Car qu'ai-je fait pour me rebeller ? Rien, strictement rien. Impossible de vous dire pourquoi, mais je laissais faire. La seule véritable explication que j'ai pu me trouver, c'est que je suis quelqu'un de très fataliste. Donc j'avais dû me dire que si c'était comme ça, c'était ainsi. C'est vrai que j'aurais pu en parler à mes parents, mais bon, peut-être n'osais-je pas non plus en parler à ma mère, je sais pas trop. 
En même temps que l'ambiance dégénérait, mes résultats ont chuté aussi, lentement mais sûrement. 14 de moyenne, puis 13, puis 12, puis une fin de seconde catastrophique qui a failli me faire redoubler. Evidemment, ça ne faisait pas plaisir à ma mère qui se faisait du coup un plaisir à confisquer mes manettes, un peu pour mon malheur.
Car me rendant compte que je ne pouvais pas faire confiance en mes camarades de classe, la fin des cours sonnait comme une délivrance. Je rentrais chez moi, et j'étais encore plus content de retrouver mes jeux vidéo. Depuis mon enfance, j'ai toujours adoré les jeux vidéo (mon père avait une console avant même que je naisse, donc dès le tout début, j'ai baigné dedans ^^). Ma mère me faisait plaisir en m'offrant plusieurs consoles, mais évidemment ça a fait l'objet de nombreux conflits entre nous. Elle me disait souvent qu'avoir acheté des jeux vidéo a été la plus grosse bêtise de sa vie. ^^ En tous cas, du moins jusqu'à ce que je commence à rentrer tout seul chez moi au collège, le temps de jeu était particulièrement restreint ! Je me rappelle d'une période où j'étais limité à 20 minutes par jour, une hérésie ! J'ai une anecdote à ce sujet quand je jouais à Megaman X, que j'ai donc eu en 1993 ou 1994. Bref, j'avais quand même déjà 10-11 ans ! Et c'est chaud d'en profiter quand on a que 20 minutes devant soi... 
Mais après la fin des cours, j'avais du temps devant moi pour jouer un peu avant l'arrivée de mon père. Le must était quand j'avais une après-midi entière de libre, ce qui arrivait. ^^ Du coup j'étais à fond devant la console. Mais avec la situation actuelle au collège, ce qui était avant du plaisir se transformait véritablement en une fuite de la réalité pour penser à autre chose que ce que je vivais. De plus, ma mère m'a imposé un nombre incalculable d'activités extra-scolaires, dont seul le tennis (et l'équitation vers la fin) m'aura vraiment plu. Car pour le reste, en plus de ça, j'ai dû faire de la piscine et des échecs pendant 1 ou 2 ans, du piano pendant 7 ans, de la percussion pendant 6 ans, du solfège pendant 12 ans, des participations à des orchestres pendant 4 ans, des cours d'analyse médicale pendant 2 ans... J'aimais bien la musique, mais c'était beaucoup trop. Et pour ce que ça m'aura servi. 
On en arrive à la fin du lycée (première et terminale). Dès la journée de la rentrée, je flippe : les 4 terreurs de l'année précédente ne me loupent pas et me font bien chier. Je prie pour ne pas tomber dans leur classe... et ouf, je change complètement. Je ne connais pratiquement personne, et après 2-3 semaines, je finis par enfin trouver un bon pote avec lequel je vais littéralement glander durant les cours ! Enfin, je ne suis plus embêté, et j'avoue que du coup je n'ai pas du tout été assidu ! On a passé les 2 années à faire n'importe quoi dans la plupart des cours, le fil rouge étant de la programmation de jeux sur nos calculatrices respectives ! Même en latin ou en philosophie (surtout dans ces matières, en fait ^^)... Une franche camaraderie qui ne se retrouvait qu'en cours, car à côté de ça on ne s'est jamais vus pour passer un week-end ou une soirée ensemble.
Evidemment, cela se traduit par une nouvelle chute de mes notes, principalement en première. Si j'ai raté la première place en primaire, je ne rate pas la dernière place durant cette année catastrophique ! A la maison, j'ai passé l'âge que mes parents surveillent mes devoirs, mais bon, pas question de passer mes soirées devant la console ou l'ordi ! J'étais donc condamné à rester dans ma chambre, en faisant croire que je bossais (mais bon, j'en foutais pas une ). Mais j'avais de quoi m'occuper, notamment avec les fameuses programmations de jeu sur ma calculatrice. Pour le reste, pas de franche amélioration entre mes parents. Le 31 décembre 1999 aura même été l'objet de la plus grosse colère de ma mère, pétant un câble monstrueux durant toute la soirée ! C'est surtout auprès de mon père qu'elle en avait, ce fut donc 3 heures de pur délire où ma mère l'aura réduit à un moins que rien. Avec mon pote de lycée, on avait décidé de ne rien faire ce soir-là car les gens considéraient ce réveillon comme l'occasion de faire une giga-teuf, alors que ce n'était pas cette année-là que l'on changeait de millénaire (mais l'année suivante), donc c'est un peu par protestation que l'on avait décidé de rien faire ! Si j'avais su, j'aurais tout fait pour fuir cette abominable scène de ménage... 
Arrive la fin de l'année scolaire, où je suis un peu dans la mouise et où tous mes profs conseillent le redoublement. Ma mère me lance alors un deal : si j'ai la moyenne au bac de français, je passe en terminale, sinon je redouble ! C'est mal barré : à l'oral blanc, j'ai eu 6 à l'écrit et 7 à l'oral, et je n'ai rien foutu jusqu'à quelques jours du vrai oral. Pour l'écrit, qui était déjà passé, j'ai essayé de faire de mon mieux. Pour l'oral, qu'est-ce que je pouvais faire, vu qu'avec mon pote on n'écrivait quasiment rien. ^^ Lui s'en est tiré en prenant les notes de sa petite amie d'alors, mais moi j'étais mal. Finalement, le week-end avant l'oral, je tente de reprendre les rares notes que je possèdais, et essaie pour chaque oeuvre que l'on a étudié à l'école de faire des plans (ça s'appelait des champs lexicaux non ? ) et de les mémoriser. Mais le constat était là : pour plus des trois-quarts des oeuvres, j'ai rien à mettre sous la dent. Miraculeusement, l'examinatrice me laissera plus ou moins choisir mon texte, me permettant de tomber sur l'un de ceux dont j'avais retenu le plus de trucs. Avec un 12 à l'oral cumulé à un non-moins miraculeux 11 à l'écrit, je berne mes parents et passe en terminale. 
En terminale, comme je retrouve mon pote, l'année est assez similaire à la précédente, sauf que je remonte légèrement la pente. Je suis toujours dans les derniers, mais je sauve nettement plus les meubles en maths, la matière la plus importante pour moi en tant que bac S, ce qui me permet d'aborder le bac avec une chance de m'en sortir. Et bien que j'aie commencé à (ré)viser après le début du bac (ça commençait par la philo, et j'ai rien foutu pour cette matière), je m'en suis tiré avec un 10,55/20, m'évitant de passer par la case oral (que j'espérais éviter, car j'ai rien foutu en attendant les résultats ). Grâce à un 14/20 en maths (coef 9). Le reste, j'ai assuré, sans avoir rien révisé en philo, en histoire-géo et en anglais, en ayant appris le plus de choses possibles en SVT la veille de l'épreuve en lisant le livre scolaire (mes cours étant une catastrophe ^^), et en ayant noté toutes les formules sur ma calculatrice pour la physique-chimie ! 
Le bac en poche, restait à savoir ce que je voulais faire après. Vu tout ce qu'on avait pu me rabâcher, des études supérieures semblaient indispensables... L'informatique me tentait bien, mais je voyais pas trop quel cursus suivre... Médecine me tentait moins, mais parmi les métiers qui me plaisaient, ophtalmologue et dentiste en faisaient partie ! J'ai donc tenté médecine, faute de mieux. La faculté étant à Angers (à 100 km à l'ouest du Mans), je déménageais donc de chez mes parents pour commencer une portion de vie tout seul. ^^
Cette année de médecine a été l'occasion de réapprendre à travailler. Si vous ne le saviez pas, sachez-le : il faut trimer très dur à la première année de médecine ! On est environ 500 inscrits, et un concours à la fin de l'année universitaire ne sélectionne qu'une centaine d'entre nous. L'un de mes anciens potes (l'un des 4 que j'allais voir régulièrement durant les grandes vacances si vous suivez ^^) y est inscrit aussi. Lui redouble son année, c'est donc sa dernière chance vu qu'on n'a pas le droit de faire la première année plus de 2 fois... L'ambiance dans ce foyer était plutôt excellente, et je m'y suis fait un pote avec lequel on décompressait comme il fallait en fin de soirée, pour faire une petite pause face à tout cet océan de travail... ^^ La seule exception aura été l'espace d'une soirée qui a un peu dégénéré : vers minuit, mes 2 potes se sont amusés à vider toute ma chambre et à amener mes affaires dans la leur. Après avoir tout récupéré tant bien que mal, ils ont recommencé une heure plus tard ! Crevé, et ne goûtant pas trop à cette plaisanterie qui ne me faisait pas penser à de la rigolade, mais plutôt aux brimades subies quelques années plus tôt, je me montre moins conciliant et les empêche d'aller trop loin. Mais 10 minutes après, ils recommencent de plus belle. C'en est trop pour moi et je pars dans ce qui doit être la première grosse colère de ma vie ! Je commence par des gestes brusques qui les obligent à se terrer chez eux. Mais ils ont encore des affaires à moi. Toujours furieux, je commence à frapper comme un fou furieux sur la porte de mon pote d'enfance avec mon pied (que j'ai légèrement amochée au passage ^^). Face à ça, je finis par tout récupérer. Mais un peu plus tard, je vais m'excuser auprès de mon ami en justifiant ma défense parce que j'avais trouvé qu'ils étaient allés trop loin, et que ça m'avait rappelé mes mauvais souvenirs de collège, ce à quoi il a été compréhensif... 
J'ai réussi à suivre ce rythme infernal durant tout le premier semestre (avec en chef-d'oeuvre des vacances de Noël passées chez mes parents à réviser comme un sac, et où je ne serai sorti que... 10 secondes de la maison durant ces 15 jours (pour sortir les poubelles) ). Bien que le début du second semestre ait été marqué par une discussion avec mon pote d'enfance qui nous a ramenés à rejouer à Super Mario Kart, j'ai su faire la part des choses et me limiter à une petite heure par week-end (ne pouvant jouer en semaine car ma mère m'a quand même interdit d'avoir une télé et un quelconque jeu vidéo avec moi, ce qui était un peu normal car en médecine, normalement, on a de toutes façons pas le temps de se consacrer à ça en semaine ^^). La fin de l'année a quand même été difficile, car le rythme commençait à peser sur mes épaules. Il faut savoir qu'en plus, ma mère m'avait inscrit à une école parallèle spécialisée dans ces études de médecine, et certains cours duraient jusqu'à 21:30 ! ^^ J'ai très mal terminé l'année, et à la publication des notes (pour les 2 semestres, on a les notes en même temps, à la fin de l'année universitaire), en effet mes notes des épreuves du second semestre n'ont pas été à la hauteur, contrairement à celles du premier semestre. Du coup, je sens quand même qu'il y a moyen de faire quelque chose, surtout que le fait de redoubler doit m'aider. Je suis donc prêt à rempiler pour une autre année. Cela dit l'échec est là, et est aggravé par le fait que mon père va être licencié de son travail. En effet, son entreprise avait fini par être rachetée par un autre groupe, mon père n'était donc plus maître de ses actes. Et comme il fallait changer les effectifs, mon père a été licencié. 
Les grandes vacances sont l'occasion de mon premier job d'été. Chance ou pas, je n'ai envoyé que 3 courriers à 3 entreprises de manutention, et ça a suffi pour être embauché à l'une d'entre elles. J'y ai bossé 5 semaines, de quoi me faire un bon salaire. Sinon, je continue de passer toujours beaucoup de temps devant les jeux vidéo, ce qui agace toujours ma mère. ^^ Ca me rappelle une anecdote, mais qui a dû m'arriver quelques années avant : je commençais à prendre un malin plaisir à me ruer sur la console dès que ma mère s'absentait, et une fois elle a mis la main sur la télé une fois rentrée, et elle s'est rendu compte qu'elle était chaude. ^^ Du coup, manettes confisquées. C'était toujours par petites périodes, mais ça arrivait quand même assez souvent. Mais bon, même sans manette, je trouvais toujours quelque chose à faire. Mais toujours chez mes parents. Déjà à l'époque, je ne sortais jamais, trouvant toujours beaucoup de plaisir à rester chez moi. Cette envie de solitude et de tranquillité existait déjà, et je la tiens assurément de ces années de collège chaotiques. 
Cette nouvelle première année de médecine démarre dans de bonnes conditions, même si mon pote d'enfance, qui a échoué de très peu au concours l'année dernière, est désormais parti en Belgique, et l'autre pote que je m'étais fait a changé de foyer. Je pars sur des bases à peu près identiques à l'année dernière, jusqu'à quelques jours avant les épreuves du premier semestre début janvier, où je suis victime d'une grosse perte de confiance. Subitement, je me suis demandé ce que je faisais là, si j'avais fait le bon choix, si j'allais tenir le coup même si je réussissais le concours (car bon, pour être ophtalmo faut faire 11 ans d'études ), etc. Cela a eu un sérieux impact sur mes ultimes préparations avant les épreuves, et effectivement j'ai considéré que je les avais complètement ratées. Je tente malgré tout tant bien que mal de poursuivre mes efforts, mais un mois après le début du second semestre, au bord de la rupture, je fais part de mes inquiétudes à ma mère. Mais sa réaction beaucoup trop houleuse me pousse à ne pas insister, et j'essaie donc de continuer. Mais quelques jours plus tard, je n'y tiens plus et arrête d'aller en cours. Incapable de l'avouer à ma mère, je me terre donc dans le silence pendant 2 mois. Je ne fous rien en semaine quand je suis à Angers (je me balade en ville, je regarde la télé (car y a quand même une télé commune dans le foyer, j'avais notamment regardé les JO de Salt Lake City en pleine nuit, n'ayant rien d'autre à faire (oui, là on est en 2002 pour info, c'est vrai que je n'ai pas encore précisé de dates ^^))), et le week-end je fais comme au lycée : je fais semblant de bosser dans ma chambre alors qu'en fait je m'occupe à d'autres activités. Et bien sûr, dès que mes parents s'absentent, je me rue sur la console pour m'occuper un peu. 
La fin d'année est marquée par le fait que notre foyer a finalement installé un ordinateur avec connexion Internet dans une pièce. Le coup de foudre ! Jusque là, je m'étais contenté de très rares connexions avec l'ordi de ma mère, à l'époque où l'on n'avait qu'un modem 56K et un forfait de 20 heures par mois. Et avec la mère que j'avais, impossible d'y rester bien longtemps. Il fallait payer 10 euros par mois pour y aller, ce qui n'était pas si simple pour moi car ma mère surveillait quand même pas mal mes sous (et le fait toujours, hein, mais j'en parlerai plus loin ). L'ordi était assez pris en journée, et ce jusqu'à la fermeture du secrétariat qui avait les clés de la pièce. Impossible donc d'y rester en soirée. Mais avec un ami, on a mis en place un stratagème consistant à laisser ouvert le montant de la fenêtre de la pièce, pour pouvoir y rentrer par l'extérieur ! Du coup, dès minuit, on passait à l'assaut et on y restait toute la nuit. ^^ Mon collègue le fera de manière modérée, mais moi j'ai fait ça toutes les nuits, et j'y allais aussi dans la journée, pendant que les autres allaient en cours. ^^ Même certains week-ends quand on restait au foyer, on décidait d'y aller en pleine journée, malgré le directeur du foyer qui rodait pas loin ! Mais mis à part quelques frayeurs, on ne s'est jamais fait gauler. 
Mais bon, la fin d'année approchait. Mi-avril, les examens sont dans moins d'un mois et il va bien falloir que j'avoue tout à mes parents. Mais j'ai la trouille, et plutôt que de le dire de vive voix, je préfère envoyer un courrier. La soirée suivant l'envoi de la lettre, je me sens particulièrement mal du fait de l'appréhension de la réaction de ma mère, et imagine tous les scénarios possibles, même les pires. C'est ainsi que pour la première fois, je pense au suicide et durant la nuit, je cogite au meilleur moyen de me suicider sans me louper. La réaction de ma mère sera une réaction d'attente, préférant attendre la fin des exams, elle me somme quand même de jeter mes dernières forces dans la bataille et de retourner en cours durant ces dernières semaines. J'ai essayé un jour, puis j'ai arrêté. Ca ne servait absolument plus à rien (je savais quand même que j'avais raté mes premiers examens ), et puis j'avais pas la force de me motiver. Au lieu de ça, j'ai continué tant et plus à glander jusqu'au bout sur l'ordi du foyer. ^^ Un mode de vie qui a fait que je me suis du coup complètement détaché de tous mes collègues du même étage que moi, à part le pote avec qui je passais quelques nuits devant l'ordi. Pour ne rien arranger, l'un d'entre eux avait un léger déficit mental et c'est avec moi qu'il a fini par sympathiser. Je n'avais rien contre lui, mais il me faisait chier à ne jamais vouloir me lâcher, et je ne savais pas comment le lui faire comprendre sans le brusquer. Du coup, j'ai dû prendre mon mal en patience et attendre qu'il finisse par quitter le bahut quelques mois plus tard...
Les examens de fin d'année, j'y suis allé, mais évidemment je les ai foiré, et au final mes notes auront été moins bonnes que l'année précédente ! La médecine est donc terminée pour moi, mais il faut décider maintenant de ce que va être l'avenir. La menace de me faire expulser de la maison familiale est réelle. Cela dit, je me sens prêt à rebondir dans une fac de sciences pour y faire un cursus informatique, ce qui était ma deuxième idée avec médecine... Cependant, tenir mon engagement signifie aussi de devoir accepter les contraintes de ma mère, qui me refuse à aller participer au premier championnat de France de Super Mario Kart auquel je tenais pourtant (et dont je serai finalement le seul grand absent ), et qui me confisque pour la énième fois mes manettes et la cartouche Super Mario Kart avec... A contre-coeur (plus parce que j'ai la trouille qu'autre chose), j'accepte. Mais même si j'ai pu déconner durant cette dernière année de médecine, j'ai rapidement protesté de cette manière de me traiter à me confisquer les manettes à 19 ans. Je n'ai donc pas traîné pour me racheter une manette SNES, une manette Playstation, un jeu Super Mario Kart, et à jouer en cachette à chaque fois que je le pouvais. 
Les grandes vacances ont sinon été pénibles. Mon père n'ayant toujours pas retrouvé de travail, ma mère lui imposait un rythme qui était toujours le même depuis la perte effective de son emploi en août 2001. Dixit ma mère, hors de question d'avoir un clochard chez elle, mon père était donc invité à rester dehors de 9:00 à 18:00 histoire que cela lui serve pour chercher du boulot. Mais avec les grandes vacances, je fus invité à faire pareil pour trouver un job d'été, même si ce fut en moins prononcé. Bien que j'ai fait plus de démarches que l'an passé, je ne trouverai pas grand chose à me mettre sous la dent, mis à part 3 semaines dans un hypermarché en tant qu'employé magasin des rayons livres-disques-films. Pour le reste, j'ai glandé comme j'ai pu dans ce monde extérieur que je n'apprécie guère, entre bibliothèques, magasins à accès Internet, Fnac, etc.
J'en suis à l'année universitaire 2002-2003, et j'entame une fac de sciences. Bien qu'il y en ait une au Mans, je reste sur Angers, d'un commun accord avec ma mère (et je crois qu'il valait mieux). Une bonne première année, où j'emménage dans un studio agréable à vivre (hélas, toujours sans télé ni jeux vidéo ), où je me fais de nouveaux amis et où je découvre les joies des salles informatiques avec libre accès à Internet ! Mes notes du premier semestre sont plutôt satisfaisantes (plus de 12 de moyenne il me semble), mon père, en janvier 2003, retrouve un boulot (qui est toujours le même actuellement) à Valence - dans la Drôme, pas en Espagne ^^ -, bref, tout va bien. Le deuxième semestre sera plus pénible pour moi. Mon but étant de poursuivre dans l'informatique, seule cette matière me plaira relativement, toutes celles de physique-chimie et même de maths m'ennuyant ferme. Je sèche de plus en plus les cours et redeviens complètement fana de ces salles infos, comme j'étais en émerveillement devant l'ordi du foyer précédent. Au niveau des exams, une matinée était destinée aux 2 épreuves de physique. J'y ai passé une nuit blanche pour essayer de sauver les meubles et maîtriser un minimum de choses. Mais l'une des épreuves a finalement été annulée et repoussée de 2 jours, ce qui m'a fait réviser 4 heures et une nuit blanche pour rien. Démotivé, je crains de ne pas réussir à m'en tirer. Mais finalement je passe à l'arrache (9,70/20 sur l'année, mais certaines de mes notes ont été remontées pour que j'aie tout pile 10/20), car si j'ai eu 2/20 aux 2 fameuses épreuves physiques (plus un 3,45/20 à une autre épreuve de physique du premier semestre), les 15/20 et 17/20 en informatique ont fait que les profs ont estimé que je pouvais passer, vu que je voulais poursuivre en informatique.
Ceci fait que les grandes vacances se passeront dans de relatives bonnes conditions. J'avoue ne plus trop savoir où j'en suis au niveau de mes manettes, mais on va dire que je les ai récupérées pour les grandes vacances (pour la forme, étant donné que j'en avais racheté ^^). Je trouve un boulot de livreur de pizza pendant 1 mois, je peux participer au championnat de France de Super Mario Kart... Peu avant le début de ma seconde année en fac de sciences, ma mère fera l'acquisition d'un petit yorkshire, ce qui sera notre premier animal de compagnie (nos grand-parents avaient toujours eu des chiens, mais jamais nous ; on s'était contentés de poissons rouges il y a de nombreuses années ^^) ! En effet, avec moi à Angers et mon père à Valence en semaine, ma mère était en manque de compagnie... un comble pour celle qui m'avait tellement fait chier de ne pas pouvoir profiter d'être suffisamment toute seule lors des grandes vacances ! 
La deuxième année sera à l'image de la précédente : je suis assez assidu, mais je profite toujours autant des salles info ! ^^ Cette fois, c'est le premier semestre qui est un peu limite (9/20) ; heureusement, les matières du second semestre me motivent plus et me permettent de passer l'année à 10,38/20 si je me souviens bien. Je vais quand même faire un aparté sur quelque chose dont je n'ai encore jamais parlé : les filles ! Revenons fin 2002, où je profite des salles info pour redécouvrir Internet. Même Caramail y est disponible, et j'en profite pour énormément converser. Car j'ai bientôt 20 ans, mais je ne suis encore jamais sorti avec une fille, et la dernière fois que j'ai pris la main d'une fille, c'était à l'époque de l'école primaire quand on devait marcher sur le trottoir en se tenant la main, quand on faisait des sorties scolaires ! 
Durant ces 2 premières années à la fac de sciences, j'aurai ainsi parlé à pas mal de filles, et j'en aurai rencontré 3 : 2 assez rapidement après s'être parlés pour la première fois. Ces 2-là, je les aurai vu une fois puis plus de nouvelles... 1 autre alors qu'on avait dialogué pendant près d'un an, en bons termes il faut le dire : j'ai réussi l'exploit de la voir 2 fois, puis après plus rien. Et ne parlons pas d'une 4ème qui m'avait posé un lapin... ^^ Bref, chou blanc de ce côté. 
Revenons à la fin du mois de juin 2004. En plus d'avoir réussi ma 2ème année qui me permet de décrocher un DEUG, j'achève aussi mon cursus musical en décrochant le DEM (Diplômes d'Etudes Musicales), diplôme important pour continuer dans le domaine de la musique. Bien que ça ne m'ait jamais intéressé, j'étais quand même soulagé de pouvoir en finir avec cette activité musicale. C'est un diplôme auquel ma mère tenait beaucoup, vu l'acharnement qu'elle avait montré à me pousser à aller jusqu'au bout de ce cursus. ^^ Il est vrai que ce diplôme était toujours une voie de secours si je n'arrivais à rien dans les autres domaines. Avec le DEUG et le DEM en poche, j'ai estimé cette année plutôt réussie. C'était compter sans ma mère, qui ne voyait que le début des grandes vacances, et donc 3 mois de galère avec moi dans ses pattes... Ainsi, alors que j'étais parti chercher mon diplôme musical durant la cérémonie d'année, non seulement ma mère n'a pas daigné rester pour me voir récupérer le diplôme (alors que j'aurais pensé qu'elle aurait pu être fière de ça), mais en plus, au moment où elle est venue me chercher à la fin de la cérémonie (comme convenu, je lui ai téléphoné pour lui dire de venir me chercher, vu qu'il était un peu trop tard pour que j'utilise les bus habituels), elle m'a littéralement engueulé du fait que je l'aie dérangé de l'avoir obligé à ressortir, me laissant tout bête avec ce diplôme fraichement acquis dans la main. 
Cela n'occasionnait pas de bonnes vacances, et effectivement rien n'a changé : je continue à jouer en cachette et suis tenu de m'éclipser de la maison le plus souvent possible dès lors que ma mère y est. Pour ne rien arranger, je ne trouve pas de job d'été. Début août : mes parents vont partir en vacances pendant 10 jours, me laissant seul à la maison. Les ordres sont formels : pas d'excès au niveau des jeux et de l'utilisation d'Internet, et obligation de trouver un boulot, sinon pas de championnat Super Mario Kart à la fin du mois. Même si je ferai quelques ultimes démarches, ces 10 jours de liberté absolue sont une trop bonne aubaine pour moi. J'en profite comme un porc, invitant assez souvent mon nouveau partenaire d'entraînement à Super Mario Kart (découvert grâce à Internet fin 2003) pour jouer sans relâche.
Mes parents reviennent de vacances, et à quelques jours du championnat, toujours pas de travail. Les choses devraient être claires, mais refusant l'évidence, je supplie à mes parents d'y aller quand même. Je parviens non sans mal à les convaincre, mais je n'y vais pas pour en profiter : je me dois de montrer que je suis capable de gagner de championnat ! Et j'y arriverai. Quelques jours après la fin du championnat, je reçois une réponse comme quoi on me propose un contrat de 3 semaines en septembre pour être facteur à Angers. Seulement, je dois refuser le poste car ma mère, qui ne se sent pas en forme, ne se voit pas capable de rester toute seule avec son chien en semaine, avec mon père qui vient de reprendre son travail à Valence après ses propres vacances ! Face à l'absurdité de la situation, elle se confond en excuses et le mois de septembre se passera relativement bien. Inutile de vous dire que j'ai goulûment ruminé ma vengeance durant ces dernières semaines, satisfait que la chance me soit tombée au bon moment.
Une dynamique qui ne durera pas. Maintenant que je suis en 3ème année de licence informatique, le cursus est désormais bien entamé. J'espérais donc que ma mère se souvienne d'une précédente promesse, comme quoi je pourrais avoir un peu plus d'autonomie, et que je pourrais mériter d'avoir télé et console chez moi. Il n'en sera rien, ce qui m'agace sérieusement car à maintenant 21 ans, j'aimerais avoir un peu plus de liberté. Mais ceci ne sera rien comparé à la suite : alors que le programme est désormais exclusivement tourné dans l'informatique, j'espérais m'y plaire à fond. Au lieu de ça, je tombe sur des cours auxquels je ne comprends rien. Le programme devient trop pointu, et je suis dépassé par les événements. Il ne me faudra pas plus d'un mois pour perdre pied et arrêter de suivre les cours... Le cauchemar recommence comme en 2002. Mais cette fois, pas question de se lamenter. Je me rends compte que je ne suis définitivement pas fait pour les études, et qu'il est préférable pour moi de rentrer directement dans le monde du travail. J'obtiens le remboursement intégral de mes frais d'études, et à partir de début novembre, je me prends en main et mets tout en oeuvre pour trouver un boulot rapidement. Inscription à l'ANPE, CV et lettres de motivation à tout-va, déplacements directement auprès de magasins, ... N'ayant pas d'idée précise de travail en tête, je tente donc de brasser un peu partout. Mais de nouveau, je ne tiendrai pas plus d'un mois. Ce constat d'échec à tous les points de vue (même pour Super Mario Kart sur lequel je me suis énormément raccroché, où j'avais réussi en début d'année à devenir numéro 1 mondial, hé ben j'ai perdu cette première place vers la mi-novembre) me fait perdre complètement les pédales. Je n'ai pas la force d'en parler à mes parents, et c'est donc dans le mensonge absolu que je vais vivre pendant plusieurs mois, profitant à fond de mon statut de chômeur pour glander comme jamais. Je parviens à convaincre ma mère de me laisser emporter ma Game Boy Advance avec moi (initialement pour pouvoir décompresser de temps en temps entre 2 devoirs ), mon pote d'entraînement, dont le hasard a fait qu'il s'est installé à 100 mètres de chez moi, m'a laissé sa télé chez moi (vu qu'elle ne lui servait pas sinon), et un autre bon pote découvert grâce au Net, m'a offert une console avec Super Mario Kart afin de pouvoir y jouer à ma guise chez moi (parce que sinon, c'était toujours uniquement le week-end en rentrant chez mes parents, et en cachette ) !
J'ai parfois dû mentir comme un arracheur de dents pour profiter de la situation le plus longtemps possible. C'est ainsi qu'un week-end, courant janvier, le hasard a voulu que ma mère me demande si je n'avais pas obtenu un remboursement de ma fac, pour je ne sais plus quelle raison qu'elle avait en tête. Pour le vérifier, elle a demandé de voir mes derniers relevés de compte si je n'avais pas obtenu un virement de leur part. De suite, j'ai su qu'elle allait voir le remboursement complet de mes frais d'inscription. Sentant mes jambes flageoler, j'ai dit que j'allais en profiter pour faire un petit tour en vélo, sentant que ma supercherie allait être découverte. Finalement, en revenant chez moi, ma mère a estimé qu'effectivement j'avais pu être remboursé intégralement, même si cela lui semblait bizarre. ^^
C'est ainsi que je vais pouvoir continuer ma supercherie, et ce pendant plusieurs mois ! Cela prendra fin durant les vacances de Pâques, à la toute fin du mois d'avril. J'étais donc de retour chez mes parents durant ces vacances. C'était le 27 avril 2005. Ce jour-là, je suis allé trop loin en essayant de configurer la connexion Internet de mes parents en essayant de pouvoir jouer en réseau avec des amis. Tout ce que j'ai réussi à faire, ce fut de désactiver la connexion, donc plus moyen d'aller sur Internet ! Je savais bien que les soupçons voleraient bas quand ma mère s'en apercevra. J'aurais encore pu m'en sortir par une pirouette, mais là, je sentais que j'étais allé bien trop loin et que je ne voyais plus comment m'en tirer. Pour la deuxième fois, je songe au suicide, mais cette fois de manière bien plus décidée. Ma mère n'est pas une grande utilisatrice d'Internet, et j'espérais qu'elle n'y aille pas le soir, à son retour du boulot. Ce qui fut le cas. Le 28 avril au matin, elle part donc de nouveau au travail, et je me retrouve seul face à mon destin. Complètement désespéré de la vie, je décide d'en finir et tente de me suicider. D'abord par noyade, mais je n'y parviens pas. Je tente donc plus radical et essaie l'électrocution. Mais de nouveau, je n'ai pas le courage de faire le dernier geste. Résigné, je jette l'éponge et attends le retour de ma mère, dans un état déplorable... Je ne veux plus vivre, mais je suis incapable de me donner la mort. Ma mère me récupère dans un sale état ; je lui explique tout, mes mensonges, mon envie d'en finir, etc. Dès l'après-midi, j'irai voir un médecin pour lui expliquer la situation. Par la suite, j'irai voir de temps en temps un psychiatre... Rien de bien percutant ; je tente tant bien que mal de me reconstruire, en prenant les chose une par une.
Par chance, je trouve assez vite un boulot de distributeurs de journaux publicitaires, et ce pendant 2 mois. Reste quand même à savoir quoi faire pour la prochaine année universitaire... Encore des études ? Je ne suis vraiment pas chaud, mais ma mère me force à tenter quelques envois de dossier d'inscription. Je penche toutefois un peu plus sur une idée de BTS en alternance, afin d'étudier tout en travaillant dans le même temps. J'ai essayé un test d'embauche (où ils font passer un petit test de logique, de culture générale)... Les résultats furent éloquents : il paraît que j'ai eu l'un des meilleurs résultats de leur école ! Du coup ils sont prêts à me prendre pour ce BTS (dont je ne me rappelle plus de quoi il s'agissait ), restait à trouver l'entreprise qui allait avec. Eux faisaient la démarche de leur côté, mais je pouvais aussi chercher de mon côté. Bon, je ne me foulais pas trop, mais j'ai finalement eu une réponse de l'une d'entre elles. J'y suis allé, mais l'entretien s'est tellement mal passé que j'ai été recalé direct ! 
Les grandes vacances se sont passées finalement tant bien que mal, parvenant à reprendre plus ou moins goût à la vie. N'empêche, faute de mieux, je me suis finalement inscrit pour une licence d'informatique au Mans (mais je ne me rappelle plus de l'appellation exacte ), mais avec quand même de gros doutes. Pour ne rien arranger, ma mère voulait que je reste à fond concentré dans mes études, et malgré mes 22 ans, elle a de nouveau confisqué mes manettes et mis un code secret sur l'ordinateur familial. Soit... L'année universitaire commençait bien, puisque le hasard a voulu que mon pote d'entraînement à Super Mario Kart y soit inscrit aussi ! 
Je pouvais donc légitimement penser qu'on allait s'entraider, hélas lui-même a arrêté au bout de 15 jours ! Et moi de mon côté, ben je n'y comprenais rien du tout, car c'était quand même une 3ème année de licence, et cela nécessitait des connaissances acquises lors des 2 premières années d'une licence qui était différente de celle que j'avais faite à Angers... J'étais donc complètement perdu, et au bout de 3 semaines, le constat était accablant : à quoi cela me servait-il de m'acharner à faire des études qui ne me passionnaient définitivement pas ? Cette fois, j'étais catégorique : j'ai raté mon suicide en avril, je ne le raterai pas une nouvelle fois. Mais avant, je voulais quand même profiter des derniers mois où je pouvais encore tout cacher à mes parents. La date butoir me semblait être vers la fin janvier 2006, lorsque les résultats des examens du premier semestre tomberont et seront envoyés par courrier. Je pouvais toujours espérer les chiper au vol, mais je ne comptais pas trop sur cette ultime possibilité. ^^
Donc là on est fin octobre 2005, et je profite de mes derniers instants. Ma mère m'a confisqué mes manettes, mais j'en ai toujours en rab, vu ce que je m'étais acheté en surplus. De plus, je suis parvenu à trouver le mot de passe pour accéder à l'ordinateur, donc j'en profitais doublement. Evidemment, ce qui était pénible, c'est que ma mère travaille à temps partiel, donc je devais faire mine de me lever tôt le matin pour aller en cours, et je ne pouvais revenir que dans l'après-midi juste après que ma mère ne parte travailler. Le plus pénible était le mercredi, journée de repos de ma mère. Et c'était sur le planning la pire de mes journées : cours de 8h00 à 20h00 ! Le plus souvent, je squattais un ordi à l'école le matin (ce qui n'était pas évident, car c'était une école et pas une fac, donc les salles info étaient moins disponibles), et j'essayais de voir mon partenaire d'entraînement l'après-midi. Y a une journée où j'ai fait très fort : j'ai décidé de prendre un train pour Angers et de m'y balader pour voir notamment comment le campus universitaire avait évolué ! 
Durant ces premières semaines de nouveau foutage de gueule envers mes parents, j'ai surtout jeté mon dévolu sur Super Mario Kart, ce jeu qui m'aura tellement suivi durant ces années de galère. J'en profite pour y décrocher un titre de numéro un mondial dans une autre catégorie, pas la plus prestigieuse où je suis toujours déchu de mon titre, mais histoire quand même de partir sur une bonne note.
Mais arrive le premier décembre un événement imprévu. Hormis le fait que c'est l'anniversaire de mon père, je suis à l'école en train de squatter un ordi et je suis sur Caramail, et je fais la connaissance d'une fille, comme ça m'est déjà arrivé plein de fois sans succès. ^^ Sauf que là, le courant passe bien. Il passe même très bien. On discute pas mal, puis très souvent, puis énormément. Cette fille est étudiante à Grenoble (ce qui est loin de chez moi, mais pas si loin de là où travaille mon père), et je m'aperçois qu'on a beaucoup de points en commun. Au fur et à mesure des jours, mes sentiments pour elle montent, et tout laisse à penser qu'elle en a pour moi. Mais on ne veut pas aller trop vite non plus. Les vacances de Noël arrivent ; comme elle se connectait que depuis sa fac, on est mutuellement sans nouvelle pendant plusieurs jours.
Le 31 décembre 2005 est l'occasion de raconter une anecdote. Malgré l'euphorie du moment, je n'oublie pas ma situation actuelle. Réveillon oblige, ma mère m'a gentiment fait comprendre qu'il serait préférable pour moi que je passe la soirée chez quelqu'un. Mais je n'ai nulle part où aller. Finalement, j'invente un truc comme quoi quelque chose s'organise chez l'un de mes potes de l'école. Je pars donc de chez moi en mobylette vers 21:00... mais pour aller me réfugier en pleine forêt, loin de toute agitation ! C'est ainsi que durant plus de 5 heures, je me suis retrouvé seul face à moi-même, dans le calme de la forêt, à méditer. Une situation qui me fait un peu penser à Into the Wild. Même s'il faisait un peu froid, j'ai absolument kiffé ce moment, je dois vous le dire. 
Début janvier, on reprend notre rythme de croisière. Pas de doute, on s'aime ! Je n'y tiens plus et lui fais part de mes sentiments pour elle. Et elle me répond qu'ils sont réciproques. Alors qu'elle avait ma photo depuis un moment du fait qu'on trouve ma tronche facilement sur le Net, elle m'enverra des photos d'elle par courrier vers la mi-janvier. J'ai donc enfin un visage d'elle, et... oui, je l'aime toujours autant. Bref, je suis dans la panade. Je n'ai pas osé lui dire la situation délicate dans laquelle j'étais, préférant lui dire que cette licence, je l'avais l'obtenue, et que j'étais à la recherche d'un boulot. A quelques jours de ma propre échéance, je décide de tout lui dire. Tout d'abord perplexe, elle finit par me soutenir et m'encourage à me battre car elle tient à moi. Le revirement de situation est donc total. Bien que je redoute cette nouvelle confrontation face à mes parents, j'ai cette fois un argument suffisant pour m'en sortir. Je suis donc prêt cette fois à trouver un boulot quoiqu'il advienne.
Le dimanche 29 janvier au soir, je suis donc prêt. De nouveau, je dois avouer à mes parents que je les ai bernés et que ça fait 3 mois que j'ai stoppé mes études. Je leur parle de ma relation avec cette fille, que je suis cette fois bien décidé de me battre. J'étais prêt à confronter toutes les situations, comme celle de me retrouver catapulté chez mon père à Valence le temps de trouver un boulot (ce qui m'aurait permis d'être près d'elle, cela dit). Dans le pire des cas où je me retrouvais mis à la porte, un bon pote (celui qui m'a offert la console l'année précédente) était prêt à m'héberger durant un an le temps que je trouve un boulot et un appart' ! Le plus simple sera choisi, je reste au Mans avec ma mère.
Je ne perds pas de temps ; je me démène comme un sauvage et cible mes recherches. J'ai décidé que ce serait dans le commerce, étant donné que j'avais bien apprécié mon job d'été dans un hypermarché en 2002. Au bout de quelques jours seulement, je trouve une annonce d'un contrat de professionnalisation à l'ANPE : un contrat de 35 heures en tant qu'employé commercial, comprenant 1 jour de formation dans une école (et le reste dans un commerce). La phase de tests à l'école y est de nouveau concluante, étant donné que j'ai l'habitude de carburer dans ce genre de tests. Ma candidature est donc retenue, et ils prendront contact auprès de divers commerces pour que j'y sois embauché. De mon côté, je fais aussi des démarches, voulant tout faire pour m'en sortir.
A peine un mois après le début de mes recherches, je trouve finalement quelque chose dans un petit commerce qui va bientôt ouvrir ses portes. Durant les 2 premières semaines, je participe à la finalisation de la construction du magasin, avant de participer à l'ouverture du magasin. Je me retrouve à m'occuper des rayons des boissons et des fruits et légumes. Je ne peux pas dire que l'ambiance dans ce magasin était au top. Mais bon, je faisais avec et profitais de ces vrais débuts dans la vie active. Seulement, à l'issue de mon mois d'essai, mon contrat n'est pas reconduit, officiellement pour des raisons d'effectif.
Nullement découragé, je recommence à chercher dans le même domaine. Parallèlement, sous l'impulsion de ma mère, je commence à tenter ma chance dans des concours de la fonction publique. Je passe des premières épreuves durant cette période où je ne travaille pas. Les résultats sont concluants et je passe les épreuves écrites suivantes fin mai... pile au moment où je trouve un contrat dans un autre commerce. Compréhensifs, ils me laisseront passer les épreuves écrites tout en me permettant de commencer mon boulot chez eux. Ces épreuves n'aboutiront pas, mais elles ont été concluantes, m'encourageant à tenter d'autres épreuves plus tard. En attendant, je m'intègre nettement mieux dans ce nouveau commerce, et un contrat de 6 mois est officialisé à l'issue de ma période d'essai de 15 jours. Je suis donc lancé pour de bon.
Quid de ma relation avec la fille de Grenoble me direz-vous ? Hé ben durant cette période on ne s'est pas lâchés. Elle a fini par acquérir un téléphone portable, du coup on restait toujours plus en contact, que ce soit par téléphone ou par MSN. Elle avait commencé toutefois un stage à partir d'avril, l'empêchant de passer régulièrement sur Internet. Mais on continuait toujours à se donner des nouvelles régulièrement. On était dans un stade de statu quo, s'étant mis d'accord qu'on attendait la fin de son année universitaire (fin août) pour trouver le temps de nous rencontrer enfin. On se parlait donc moins, mais j'avais toujours autant de sentiments pour elles. Puis vient le 1er août 2006. Cela faisait 8 mois que l'on s'était rencontrés sur Caramail, et je lui ai envoyé un SMS pour l'occasion. Mais la discussion s'est terminée en eau de boudin, vu qu'elle me dira qu'elle a fini par m'oublier (j'ai su plus tard qu'elle avait fini par trouver quelqu'un près de chez elle, et c'est allé vite puisqu'elle s'est mariée l'année suivante, et là elle est déjà maman )...
D'abord déçu sur le coup, le fatalisme prendra le dessus. Je me dis qu'elle m'aura finalement permis de rester en vie et de sortir réellement la tête de l'eau. Je regrette de ne jamais avoir pu la rencontrer, mais j'en garderai toujours le souvenir de celle qui a su me permettre de m'en sortir... 
Mais une question se pose tout de même : que se serait-il passé si je n'avais jamais rencontré cette fille ? Hé bien je pense quand même que je m'en serais sorti, mais pour une manière nettement plus puérile... ^^ Car en effet, parallèlement à cette rencontre, j'avais aussi élucidé un mystère concernant Super Mario Kart, et c'est ainsi que début janvier, je repartais de plus belle à l'issue de la première vraie place mondiale, celle qui me tenait le plus à coeur... Cette raison se défendait nettement moins, et je ne sais pas comment mes parents y auraient réagi, mais Super Mario Kart a tellement apporté pour moi que ça aurait pu être un autre moyen de m'en sortir... 
Enfin bon, nous en sommes au premier août 2006 et malgré la déception, je sais que je suis en bonne voie et je continue de profiter petit à petit de mon indépendance. Le même mois, j'achète mon propre ordinateur, me permettant enfin de profiter plus librement d'Internet. Dans la foulée, je passe quelques semaines après une autre épreuve pour intégrer la fonction publique. Cette pré-sélection est un succès, et je passe donc les ultimes épreuves écrites le 21 novembre. Après une journée éprouvante où je me suis fourvoyé dans mon organisation (j'ai ainsi passé les 2 épreuves sans n'avoir rien mangé ), j'ai le sentiment du devoir accompli. Mais je n'ai pas les résultats avant début février, donc je ne peux que croiser les doigts. Dans la foulée, j'arrive aux 6 mois de mon contrat de professionnalisation. Il sera reconduit de 6 mois, me permettant de continuer à toucher un salaire en attendant les résultats du concours.
En attendant... ben justement, j'attends. ^^ Le fait d'être dans l'expectative fait que je ne souhaite pas m'investir à fond dans quoi que ce soit (notamment Super Mario Kart que je laisse en pause). C'est finalement le 9 février que les résultats tombent, et que je suis pris haut la main (10ème sur un total de 5000 participants et de 500 pris) ! Une immense joie m'envahit, car là je sais que c'est le début d'une nouvelle ère, avec forcément un boulot qui me conviendra plus que celui de commercial, dont j'ai du mal à tenir le coup physiquement. Les dernières semaines de mon taf se passeront le cœur léger. Comme mon stage commence le 2 mai (la veille de mes 24 ans lol ^^), je vais devoir casser mon contrat avant son terme (initialement le 20 mai). Je l'arrête finalement le 14 avril, me permettant de souffler 15 jours avant de commencer une nouvelle vie. 
Cette période d'euphorie sera entachée par une hospitalisation en urgence de mon père pour cause d'œdème pulmonaire. Il s'en sortira, mais les choses sont claires : depuis ce jour, il a dû arrêter le tabac, ne boire de l'alcool qu'en de très rares occasions, surveiller aussi son alimentation (pas trop de sel, beaucoup de légumes) et prendre des médicaments tous les jours. Et ce traitement le suit encore... Un accident dont il faut voir le bon côté des choses, car du coup il n'a plus de problème avec l'alcool et le tabac, ce qui a considérablement permis d'améliorer la relation entre mes parents... C'est ainsi que depuis ils ont quand même entrepris plein de travaux dans leur maison, le summum étant une piscine installée dans le jardin. 
Revenons à ma pomme ; le stage se déroule à Nantes pendant 4 semaines. Le kiff complet : horaires de 9h30 à 16h30, avec beaucoup de jours fériés avec les ponts, logé dans un hôtel pendant 3 semaines où y a la télé avec Eurosport, couché souvent vers 3h00 pour me lever à 9h00, tout ça en recevant un bon salaire... ^^ Je ne pourrai toutefois pas en profiter pleinement, ma mère commençant déjà à faire sa crise de me voir partir... C'est ainsi que plus d'une fois sur 2, j'ai dû faire le trajet Nantes - Le Mans tous les jours afin de passer la nuit avec elle... 
Dès le 5 juin, j'enchaîne avec mon affectation sur mon vrai lieu de travail à Paris : dans le 8ème arrondissement, au service des ressources humaines du Ministère des Finances ! C'est toujours mon boulot à l'heure actuelle... Je suis hébergé dans un foyer modeste, sans ordi, mais je peux enfin profiter d'une télé et de mes consoles. Et après être revenu 2 ans chez mes parents, c'est l'occasion pour moi de commencer à m'envoler définitivement de mes propres ailes. ^^
Alors que ça fait à peine 1 mois que je suis à mon nouveau boulot, je demande (et obtiens) à avoir une semaine de congés pour partir en Norvège pour un meeting mondial Mario Kart. Ca change du privé où j'avais dû attendre 8 mois avant d'avoir mes premiers congés. Pour le reste, ben je profite de mon indépendance ; maintenant que je suis enfin libre, je ne pense qu'à une chose : Super Mario Kart ! Durant près de 6 mois, je ne ferai que ça après chaque journée de boulot. Je ne pense qu'à une chose : rattraper le temps perdu et retrouver cette place de numéro 1 mondial. Rien ne pourra m'arrêter, malgré une défense exceptionnelle de mon rival. Et officiellement, c'est le 2 décembre 2007 que j'arrive à mes fins (même si officieusement, je le savais le 1er, histoire de dire que cette date est décidément symbolique )... Un immense soulagement, et le sentiment du devoir accompli. Après ça, rien n'a plus été comme avant et je n'ai jamais vraiment rejoué à Super Mario Kart comme j'avais pu le faire auparavant. Et aujourd'hui je peux le dire, je me suis complètement détaché de ce jeu, et ce depuis un moment.
Après ça, ben... ça n'a pas beaucoup évolué. A vrai dire, j'attendais bien sûr de pouvoir trouver un vrai logement pour m'installer définitivement. En attendant, rien de folichon : métro, boulot, jeux vidéo. Il faut attendre mars avant que je n'obtienne finalement une réponse. Et c'est le 4 avril que j'emménage dans mon chez-moi actuel, à Clichy-la-Garenne, à une vingtaine de minutes de mon lieu de travail. Cette fois c'est définitif : peu avant mes 25 ans, mon indépendance est totale : j'ai ma propre connexion Internet, mon propre lave-linge... tout quoi. Et depuis ce jour, ben je profite de cette vraie vie après tant de galères pour en arriver là. ^^
Un départ effectif de chez mes parents qui n'empêche pas que la relation avec ma mère est toujours bien étrange. Car je n'ai pas oublié ses multiples rappels à l'ordre quand elle me voyait toujours dans ses pattes, et qu'à mon âge elle était déjà indépendante, qu'elle ne faisait plus chier ses parents, etc. Et maintenant que je suis parti, ben elle aimerait bien me voir plus souvent. C'est ainsi que je continue de rentrer au Mans toutes les 3 semaines environ, alors que j'aimerais que ce soit tous les 2 mois, au moins... Surtout que je ne le cache pas que je me fais chier à aller les voir (et à noter que c'est toujours moi qui fais le déplacement, ma mère n'étant par exemple venu... qu'une seule fois chez moi ^^). Un autre conflit au niveau de mon compte en banque ; on a la possibilité de suivre notre crédit actuel sur Internet, et ma mère trouve normal qu'elle aille regarder mon propre compte pour regarder où j'en suis, ce dont je ne suis pas d'accord. On en a reparlé pas plus tard que le mois dernier, elle m'a promis de ne plus aller voir, donc on verra bien (sinon, tant pis pour elle, je change mon mot de passe )...
Enfin bon, je dois avouer que cette année 2009 se passe mieux qu'en 2007 ou en 2008 où ma mère a connu plusieurs crises d'angoisse m'obligeant à rentrer parfois passer la nuit avec elle... Mais bon, même si elle m'agace toujours, ce n'est plus comparable à ce que j'ai pu vivre. 
Je peux donc dire que tout se passe pour le mieux depuis un peu plus d'un an maintenant, même si cette année 2009 a été ternie par la perte brutale de notre chien que l'on avait eu fin 2003. Le pauvre avait avalé un bout de balle un plastique, l'empêchant d'avoir de l'appétit et le rendant extrêmement maigre. Ce bout n'a pas été décelé lors des échographies, ce qui a empêché aux vétérinaires de savoir quoi faire exactement. Hélas, ce bout a fini par perforer son intestin et l'a tué ; c'est en pratiquant l'autopsie qu'on a compris ce qui s'était passé. Les chiens ont pris une place importante dans notre vie ; j'ai oublié de dire que fin 2007, ils ont acquis un autre york histoire que notre premier ait un compagnon de vie. Et 2 semaines à peine après la perte de notre premier chien, mes parents ont repris un autre york, et ces 2-là s'entendent à merveille. Malgré tout, j'aurai éternellement une pensée pour notre premier york qui est de très loin celui que j'ai le mieux connu (notamment durant mes 2 années de retour au Mans, ou ce sera finalement lui qui aura été le plus à côté de moi durant mes moments de galère)...
Voilà. Je crois qu'il me reste à faire un bilan sur ma situation actuelle et sur celle à venir... En lisant tout ça, vous pouvez vous rendre compte à quel point j'adhère à la solitude. Et ce sentiment est amplifié actuellement, avec toutes ces années gâchées par les études, où je n'ai pas pu profiter d'une liberté complète. Ma vie actuelle, je la kiffe et je ne crois pas que ça changera de sitôt. Je connais plein de monde, mais je ne vois presque personne. J'ai bien sympathisé avec mes collègues de bureau, mais je ne prends pas plaisir à sortir prendre un pot avec eux. Avant, je me forçais, mais maintenant je ne force plus ma nature. Depuis le début de l'année je n'ai pas effectué la moindre sortie, m'étant simplement contenté d'inviter 3 potes passer un week-end chez moi. J'ai bien réessayé de trouver une fille, mais il n'y a rien à faire, donc désormais je ne me pose plus de questions : j'attends qu'elle me tombe dessus. Je ne suis allé en discothèque qu'une seule fois dans ma vie, sur les 10 derniers jours de l'an il n'y en a qu'un seul que j'ai passé avec des amis (en partie parce que je n'avais pas trop le choix), je vais dans un magasin de fringues environ une fois par an, ça fait plus de 5 ans que je ne suis plus allé au cinéma... Sans compter une hygiène de vie à en dégoûter presque les araignées ! 
Mais bon, je suis ainsi et je n'envisage pas de changer. La fonction publique pourrait me permettre d'envisager de bonnes perspectives d'avenir. Sans exception, tous les collègues que j'ai pu voir passer tentent des concours pour monter en grade, et tout le monde m'encourage à en passer. Mais dans quel but ? Je gagne déjà largement assez, à quoi cela me servirait-il de gagner encore plus ? Surtout que cela m'obligera à de nouvelles contraintes (déménagement, changement de job, ...) alors que je ne souhaite qu'une chose : la stabilité. C'est d'autant plus alarmant que si je dois faire quelque chose à l'avenir, ce serait plutôt de demander un temps partiel pour travailler moins... Le travail, je ne suis pas fait pour ça, donc je bosse uniquement pour pouvoir être indépendant, avoir un toit et pouvoir bouffer, rien de plus. Donc bon, ça ne me coûtera pas de toucher un peu moins, et surtout ça me permettra de supporter un peu mieux le travail...
Sur ce, je crois avoir tout dit. Il reste sûrement certains détails, mais ça fera l'objet d'un autre topic que je créerai un jour. Si vous avez réussi à tout lire, je vous félicite énormément ! Sans doute serez-vous surpris de mon style de vie, ou de cette drôle de phase d'adolescence, ou de cette relation bizarroïde avec ma mère... Tout commentaire est bon à prendre, donc n'hésitez pas à réagir. ^^
Une MAJ a été faite le 14 juillet 2011 ici, résumant donc principalement la période du 29 juin 2009 au 14 juillet 2011. 
[Ce message a été édité par son auteur pour la dernière fois le 28 juin 2009 à 07:38]
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13572 messages
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Tazouza
 Monsieur Barbe
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| Posté le 28 juin 2009 à 07:19 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Bon allais je vais commencer à lire ça...
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8073 messages
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yuyu
 Expert en bluff
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| Posté le 28 juin 2009 à 07:54 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Bon bah j'ai commencé a lire mais la je tombe de sommeil, j'en suis a ton redoublement de 1 ère année de fac de médecine/licenciement de ton père...
Sinon excuse moi de ne pas t'avoir fait part de mes questions avant que tu ne developpes mais comme tu as pu le remarqué je ne suis passé que pour le CT et maintenant avant de dormir, du coup je n'avais pas vu ta demande...
De toute façon je te ferai part de tout ça quand j'aurai fini de lire c'est a dire au plus tard demain fin d'après midi...
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9203 messages
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Tazouza
 Monsieur Barbe
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| Posté le 28 juin 2009 à 08:02 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Bon, j'ai fini le PREMIER ( ) post... Tu sais ce que j'en pense vu que je te le disais au fur et à mesure sur msn... 
J'attaque le deuxième !
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8073 messages
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Tazouza
 Monsieur Barbe
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| Posté le 28 juin 2009 à 08:37 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Ouch.
Plus d'1h15 après le début, j'arrive enfin à la fin... et... Flemme de résumé tout ce que je devrais dire sur ta life, donc je dirais rien...
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8073 messages
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FrosT
 SOLDAT 3ème classe
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| Posté le 28 juin 2009 à 13:14 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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@KartSeven: putain ca c'est du pavé lol^^
En tout cas c'est bien écrit et intéressant. C'est dingue la pression qu'a pu te foutre ta mère quand même.
Ta partie sur mario kart m'a interessé car j'ai aussi joué à un bon niveau à un FPS (jeu par équipe style CS) sur PC (enfin rien à voir niveau médiatisation et lvl que mario kart quand même).
Je vois que bcp se cotoient sur MSN, donc voici mon adresse pour ceux intéréssé: frostmourne74@hotmail.com
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283 messages
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return
 Manuel du jeu
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| Posté le 28 juin 2009 à 13:59 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Kart, ta vie scolairo-professionnelle, on dirait la mienne^^
Tiens, si j'ai le temps j'en parlerais ici....
[Ce message a été édité par son auteur pour la dernière fois le 28 juin 2009 à 14:00] Bueno Dias! Ye m'appelle Inigo Montoya. Tou a toué mon père.
Prépare toua à mourir!
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8572 messages
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Cloud Strife
 Soldat Shinra
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| Posté le 28 juin 2009 à 14:23 | Sujet : Passez votre vie au crible... |
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Lol kart, t'aurai pus écrire un livre, tu te serai remplis les poches . Un sacré pavé lol mais je vais le lire ce soir avec une paire de lunette et un café ^^
PS: J'aimerai faire pareil, mais j'aime pas trop parler de moi, donc ça tiendra sur 5 lignes max ^^
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140 messages
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