Posté le 17 mai 2013 à 00:52 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
On a regardé un bout de As I was moving machin. C'était super.
Ou pas.
Je trouvais ça ultra random (les filtres graphiques, le montage) et ça respirait pas une beauté cinématographique.
Stevenn trouvait ça assez beau par contre.
A mon avis, tu aurais été de mon côté. Ou alors, tu aurais balancé cash "Chef d'oeuvre cinématographique viscéral et subversif.". J'hésite.
Posté le 17 mai 2013 à 00:55 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
J'avais vu 15 minutes du film et je m'étais endormi. Quand je me suis réveillé, il était pas encore fini, je l'ai éteint et je suis retourné me coucher.
Ça répond à ta question?
Posté le 17 mai 2013 à 13:31 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Je trouvais qu'il réussissais à capter des intenses moments de beauté cela dans un silence complet, un narrateur qui intervient rarement, la qualité très faible de l'image mais pourtant qui contient quelque chose...
Le seul reproche que je pourrais lui faire est que cela pourrait commencer à s’essouffler au bout de 5H, mais je suis confiant.
J'ai revu le premier Retour vers le Futur, du pur divertissement. Un film décidément génial à qui on pardonnera les faiblesses tellement on prend son pied en le regardant !
J'ai direct enchaîné avec le 2 que je vais continuer maintenant. C'était mon préféré pour réussir à autant mélanger les époques, mais finalement je l'apprécie moins. De plus quelque chose que je me demande depuis toujours, d'ou est venu l'irritation de Marty à chaque fois qu'on le traite de mauviette ?^^
[Ce message a été édité par son auteur pour la dernière fois le 17 mai 2013 à 13:31]
Posté le 17 mai 2013 à 13:35 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
J'ai du m'endormir sous le nez de Stevenn.
Je trouve au contraire qu'il n'y a pas d'enjeux cinématographiques. Disons que si, le mec veut faire quelque chose (il a prévu un montage mais qui est passé en mdoe random tout ça). Pour moi, ce n'est ni naturel ni pensé cinématographiquement (ça serait dur dans ce cas de figure avec juste ses bobines ... quoique, qui sait ?).
Y'a des faiblesses dans Retour vers le futur ?
Pour le fait que Marty n'aime pas être traité de fuyard, ça doit être un trait de personnalité de membres de sa famille sans que ça ne dépende d'une conséquence psychologique (psychologie de comptoir etc ).
Posté le 17 mai 2013 à 13:51 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Je ne sais pas trop, ce film est un tout et il faut voir ce que cela donne d'une traite. Je me réserverais une après-midi et vous donnerez un avis.
Mais pour ma part, je vois juste qu'il faut laisser aller son esprit, qu'il vogue sur les diverses images, qu'il imagine chaque scène ( c'est le plus beau comme aucune scène ne semble expliqué )... une expérience spéciale.
Je trouve qu'il y a parfois quelques facilités, du genre le type random dans le présent qui arrive pour donner un prospectus à Marty sur la tour et la foudre, Doc qui raconte l'histoire du condensateur de flux, bref des trucs qui serviront à Marty quand il sera dans le passé. Il y a aussi quelques paradoxes ( surtout dans le 2 ), mais après tout, on s'en fiche. On veut juste passer un bon moment.
Ca arrive d'un seul coup dans le 2, bizarre. Enfin Marty reste fidèle à sa personnalité, et y a pas à dire c'est un superbe personnage.
Posté le 17 mai 2013 à 13:57 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Retour vers le futur, c'est épique, mais on va pour moi quand même plus loin que le divertissement. C'est une saga qui constitue une importante avancée dans l'histoire du cinéma, qui a contribué à faire des histoires de voyages temporels une véritable mode (qui a donné de très grands films), et qui, par son montage incroyablement maîtrisé et sa mise en scène, aussi spectaculaire que naturelle, absolument incroyable, qui ont inspiré de nombreux cinéastes actuels.. Et puis, c'est grâce à son expérience sur cette saga que Zemeckis a pu apprendre à Peter Jackson comment tourner plusieurs films en même temps, ce qui n'est pas rien puisque c'est cette expérience qui lui a permis de faire la saga The Lord of the Rings et qu'il utilise actuellement pour faire The Hobbit.
Sinon, je suis en plein dans une période western spaghetti. J'ai revu pour la millième fois Il était une fois dans l'ouest y a pas longtemps et je me suis pris une baffe intergalactique, j'ai commandé le Blu-Ray trois jours après et il est MAGNIFIQUE, j'ai hâte de le revoir, d'autant plus que le film y est ENFIN disponible dans sa version complète de 2h46 (le DVD ne fait que 2h38).
J'ai également très envie de me refaire les grands chefs d’œuvres du western spaghetti : Keoma, Le grand silence, Django (et Django Unchained), Companeros... Et je me suis refait Et pour quelques dollars de plus, Le bon, la brute et le truand ainsi qu'Il était une fois la révolution il n'y a pas longtemps.
Et bien évidemment je me suis pris une baffe intergalactique avec Mon nom est personne, un magnifique chef d’œuvre plein d'émotions d'une intelligence et d'une virtuosité formelle tout bonnement incroyable (on sent que Leone était co-réalisateur).
Posté le 17 mai 2013 à 13:58 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Pour Marty, c'est très bizarre, parce que dans le 1, il était au contraire quelqu'un qui fuyait les responsabilités. Pas autant que son père, mais il avait du mal à faire face au problème. Le groupe de rock de début par exemple où il se fait refouler et où il abandonne direct malgré le soutien de sa fiancée. Alors pourquoi dans le 2, il est devenu subitement tête brulé?
Pour moi, c'est le fait d'avoir réussi quelque chose d'exceptionnel. Il a réussi à changer sa vie et celle de ses parents et donc a pris confiance en soi. Mais peut-être un peu trop. Il se croit invincible (et le fait de pouvoir remonter le temps pour corriger les erreurs du passé peut facilement amplifier ce phénomène) et ça finit par se retourner contre lui.
Content que mon quizz t'es inspiré pour les re-regarder
[Ce message a été édité par son auteur pour la dernière fois le 17 mai 2013 à 13:58]Bueno Dias! Ye m'appelle Inigo Montoya. Tou a toué mon père.
Prépare toua à mourir!
Posté le 17 mai 2013 à 15:28 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Ce regard de taré. Tout le passage en 1955 dans le 2 est supragénial.
Pas faux return, peut-être aussi le fait que le futur ai changé dans le 1er et qu'il n'est plus le fils d'un raté, il a pris alors plus d'orgueil, de fierté. Et effectivement, cela lui retombe en 2015. Génial d'ailleurs ce passage ( quand il essaye aussi de faire de la guitare et qu'il échoue complètement, héros déchu ), c'est excellent de voir notre héros sous une autre forme et pas sur son meilleur jour.
Vous me donnez envie à chaque IRL. D'ailleurs j'ai eu une pensée pour toi avec : "Pourquoi tu ferais pas le voilier pour te barrer ?", un truc dans le genre c'était différent dans les sous-titres. D'ailleurs je ne sais pas trop quel est le meilleur entre la VO et la VF culte.
D'accord avec toi Ze même si pour ma part la force de ces films est d'être un divertissement mais un divertissement super bien maîtrisée, avec une histoire fabuleuse. J'attend de voir ce que va donner le 3, j'en garde un bon souvenir malgré qu'il soit considéré comme largement inférieur aux précédents.
Faudrait que tu mattes les deux péplum de Léone un jour. Je me fais les Il était une fois aux vacances prochaines, après l'incroyable Trilogie du Dollar je pense que ce sera magnifique.
Posté le 17 mai 2013 à 16:49 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Les deux péplums de Leone ont l'air bien moisi du fion, et je ne suis pas aussi masochiste que toi (et en plus, l'un d'eux n'est même pas complètement de lui)
Pour Retour vers le futur, tu connais ma haine de la VF. Pour moi, regarder un film en VF, c'est dénaturer la vision originale du réalisateur, donc quel que soit le film, même si la VF est de qualité, elle est selon moi à omettre. Retour vers le futur ne fait pas exception.
Bon, sur ce, c'est parti pour West Side Story!
(Et demain je me fais La dolce vita)
[Ce message a été édité par son auteur pour la dernière fois le 17 mai 2013 à 16:51]
Posté le 17 mai 2013 à 19:54 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Je suis assez surpris que tu trouves quand même My name is nobody chef d'oeuvresque.
Autant faudrait que je le revois pour la mise en scène, mais je le trouvais léger dans sa globalité ( et les séquences de baffe version Terence Hill me gonflent assez rapidement desfois). Après, je l'ai grave adoré, ouais.
Terence Hill est magique. Nobody est un de mes personnages préférés du cinéma. Je lui trouve trop de charisme et de classe.
"Sam Peckinpah. That's a beautiful name in Navajo. "
La première entrée en scène de la horde sauvage est MYTHIQUE. La musique, les plans sur Fonda, Hill et sur la horde qui parait en parait 500 ...
Je trouve les dialogues vraiment inspirés et ambigües. Même Henry Fonda est super bon (la base) même s'il n'a pas la même prestance que Terence Hill. Le personnage de Terence Hill est ambigüe de A à Z de toutes façons (son comportement, son attitude, ses motivations envers Henry Fonda). Un personnage trop génial.
Et puis, la bande-son est mythique. Une des meilleures d'Ennio Morricone. Quoique non, il ne sait faire que des bandes sons de génie, c'est pas mesurable en fait.
D'ailleurs, en parlant de Ennio Morricone, je m'écoutais un CD sur les bandes-sons des films de De Palma et j'ai pas décroché sur la B.O. de tonton Morricone sur Les incorruptibles.
Grandiose.
Ca me donne grave envie de revoir ce film. Je suis sûrement passé à côté quand je l'avais vu c'est obligé. Et c'est assez chiant. J'ai l'impression de faire des MAJ au niveau de mes goûts cinématographiques et de devoir revoir les films pour les apprécier à de nouveaux niveaux.
J'espère que la mise en scène des Incorruptibles déboite tout. Que ça soit du De Palma quoi.
Allez, j'anonce. Surkiffage orgasmique de la scène des escaliers.
T'avais pas une dent contre Retour vers le futur Ze ?
Sinon, avec le recul, j'apprécie autant le 1 que le 2 finalement (le 2 avait un avantage il y a quelques années). Mais j'apprécie davantage ces changements d'époque maîtrisés. Et le montage et la mise en scène du film sont maîtrisés dans l'espace et le temps à partir de 1955. Ca en devient vraiment bluffant. Et c'est même plutôt drôle vu que ça reste dans les thématiques du film.
Le tour est joué, la boucle est bouclée.
Posté le 17 mai 2013 à 20:16 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Parce qu'on en fait plus maintenant?
Faut arrêter un peu avec cette haine du cinéma contemporain, je peux très facilement te citer au moins 10 films réalisés dans les 10 dernières années qui valent de grands chefs d’œuvres des années 30-40-50-60-70.
Effectivement, Zell, j'avais une petite dent contre les Retour vers le futur a un moment donné, mais je pense que je les avais trop vus. En les revoyant, ce sont des merveilles de mise en scène et ce sont de très grands divertissements, et si effectivement ils souffrent un peu de leurs défauts d'écriture, ils restent de grands films.
Quand à Mon nom est personne, je ne vois pas en quoi le fait que le film soit léger dans son humour m'aurait empêché de le trouver chef d'oeuvresque. Je te rappelle que mon film préféré, c'est The Lovers Et je ne fais pas de hiérarchies entre les genres et les registres, pour moi seule compte la qualité de la mise en scène, du traitement, de voir si le film arrive la ou il veut arriver... S'il me donne les émotions qu'il est supposé me donner (Mon nom est personne m'a fait pisser de rire), alors je ne peux qu'adorer, d'autant plus qu'en l’occurrence de Mon nom est personne, je l'ai également trouvé magnifiquement émouvant. C'est un film d'une générosité incroyable, qui balance de putains d'émotions et file la pêche autant qu'il rend nostalgique. C'est un putain de grand film sur le cinéma, le chant du cygne de toute la bande à Leone qui redonne le flambeau à la nouvelle génération de cinéastes qu'ils ont engendré : Sam Peckinpah, bien entendu, mais aussi Don Siegel, Clint Eastwood... Et il le fait avec un enthousiasme qui n'a d'égal que sa nostalgie du passé, et en cela, même si le film est très léger, certes, il est également très nostalgique, très beau, très émouvant. C'est un procédé d'une rare intelligence.
Quand à la mise en scène, elle est incroyable. Le film est d'une beauté formelle sidérante, et tu sens l'investissement de Leone derrière la caméra. Il te fait des putains de longues prises de fou, te livre des scènes au suspense insoutenable, le découpage est à se pamer et par leur réalisation, Valerii et Leone amplifient mille fois la puissance émotionnelle viscérale et la dimension violemment épique du film. Non, au niveau de la mise en scène, c'est vraiment un sans-faute, et il y a dedans un des plus beaux plans de la carrière de Leone (il a bien co-réalisé le film, sa présence est indéniable, notamment dans le traitement du personnage de Personne justement).
Pour Les incorruptibles, va falloir que tu le revoies d'urgence, effectivement. C'est un monument de mise en scène et de suspense, maniériste d'une manière moins évidente qu'un Pulsions ou un Carrie, par exemple, mais un film extrêmement et magnifiquement stylisé, dans lequel la mise en scène virtuose de De Palma soutient avec brio une histoire très émouvante, elle-même superbement écrite par le script de David Mamet, qui va à l'essentiel et avance à 200 à l'heure. Les dialogues sont aussi magnifiquement écrits. Et on y retrouve aussi une prestation une fois de plus incroyable de De Niro, qui, pendant son peu de temps à l'écran, vole la vedette à tout le casting du film.
[Ce message a été édité par son auteur pour la dernière fois le 17 mai 2013 à 20:17]
Posté le 17 mai 2013 à 21:16 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
La haine du cinéma français, c'est saoulant également.
Bon là, on en parle pas mais c'est un faux combat qui revient fréquemment ... A croire qu'il y a que les Christian Clavier, Dubosc et Dany Boon qui font des films pour certains.
Je le trouvais léger sur tout Mon nom est personne.
Un peu le genre de film que j'avais l'impression plus d'aimer comme un coup de coeur qu'autre chose car il me parlait vachement au-delà même du film.
Il faut que je le revois pour juger la mise en scène surtout.
J'appréhende juste les scènes de baffe en accéléré de Terence Hill.
Il y a aussi Le Dahlia Noir qu'il faudrait p'tet que je revois de De Palma ... je l'avais trouvé pompeux mais assez bien agencé pour un film sur les années 50. Et puis, j'ai souvenir d'excellents plans même en ayant pas la sensibilité adéquate au moment où j'ai vu le film, c'est dire ...
Posté le 17 mai 2013 à 23:05 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Mon frangin m'a dit que Le dahlia noir, c'était tout pourri. J'évite les films post-Snake Eyes de De Palma de toutes façons, c'est jamais bon (même si son Passion à l'air sympathique).
Posté le 18 mai 2013 à 15:19 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
A chier, je pense pas (même si je sais que tes mots sont souvent choisi pour leur expressivité que ça soit en bien ou en mal). Après, est-ce que les quelques petites idées de mises en scènes que j'avais en tête rattrapent le tout ?
J'ai des doutes sachant que j'avais trouvé le scénario d'une lourdeur ... Et puis un casting pas super franchement.
Le protagoniste principal est pas bon ... Par contre, Scarlet m'avait pas super convaincu alors que bon, je trouve qu'elle a pourtant de quoi faire dans des films d'époque (son physique, son côté femme fatale).
Petit parallèle avec Les incorruptibles que je viens de revoir mais je trouve pas le casting remarquable.
Il est bon. Alors oui, De Niro vole la vedette à Costner et Connery réunis mais franchement, j'aurais pensé être davantage bluffé. C'est du De Niro investi toujours est-il.
En fait, je trouve que De Niro avait plus travaillé son interprétation que son personnage le permet et qu'en retour, je trouve que Connery, Garcia et Costner misent plus sur leur personnage que sur leur interprétation (même si j'attends pas qu'ils en fassent des tonnes).
J'ai trouvé ça trop sobre rien que pour Costner mais il était bon quand même. Mais le rôle n'était pas taillé pour lui, clairement. Et c'est dommage car son personnage aurait pu être au-delà de ce qu'il interprête.
Et plutôt surpris de la présence d'Andy Garcia !! Je devais pas le connaître au moment où j'avais vu le film.
Mais en gros, je trouve que De Niro a trop investi le personnage par rapport à ce qu'on lui demandait ou alors deuxième cas de figure, c'est le fait qu'il ne soit pas au centre de l'intrigue qui me dérange (même si un polar du point de vue des policiers, c'est pas si fréquent donc profitons).
Bref, petite déception à ce niveau là.
Au niveau de la mise en scène, petite déception car pas de méga baffe mais grosse surprise. Je m'explique.
Brian De Palma est un putain de metteur en scène ?
La virtuosité est telle que chacun de ses travellings respirent à la fois le naturel et la maîtrise de l'espace.
C'est pas juste "on bouge la caméra". Il y a une vraie leçon de montage derrière cette mise en scène. Et que dire de Ennio Morricone qui aide à chaque moment à l'ampleur de chaque scène ( bande-son chef d'oeuvresque).
Prenons le moment où Costner va à l'étage dans la panique de retrouver sa fille kidnappée : Il y va et là, plan sur le lit vide. Musique en sursaut. Travelling vers la droite de la chambre et on voit la petite fille tranquillou.
Bluffant. BLUFFANT.
Brian De Palma et ses travellings, c'est vraiment une longue histoire. Ca respire vraiment le naturel tout au long du film comme je l'ai dis mais il s'en sert pour diverses manoeuvres scénaristiques ou de rythme. C'est du haut niveau.
Ca me fait penser à Sam Raimi, pas parce qu'il oeuvre de la même manière mais que son montage est aussi travaillé (pour ses vieux films type Darkman ou Mort ou Vif je parle). Deux mecs passionnés qui investissent le cinéma pour le cinéma.
N'importe quel réalisateur lambda n'aurait jamais pu faire ce plan que j'ai cité au dessus. Il aurait sûrement montré Costner qui arrive dans la chambre et voit sa fille, direct.
Non sincèrement, ça dure deux secondes mais ça respire le génie.
Je parlais de la musique juste au dessus mais elle aide énormément.
La mort de Malone est juste incroyable grâce à elle et le traitement du personnage formidable. C'est une scène où le personnage a fait son choix entre deux symboles matériels au seuil de la mort (la foi ou la justice?) mais c'est juste magnifique ...
Et toujours dans le ton de la musique, COMMENT oublier la comptine dans la scène de la gare ? Participant grandement au stress de la scène qui est insoutentable ...
Scène grandiose avec une maîtrise de l'espace, du temps (pas du niveau de L'impasse mais quand même !), du montage, du montage sonore. Bluffant ?
Et encore une fois, une maîtrise des travelling De Palmaienne au moment de la course poursuite (mais pas dans la gare je crois). Un plan qui se détourne vers la droite et qui change le degré de la scène. C'est super difficile à expliquer surtout que c'est une scène anecdotique ... Mais il y a quelque chose dans le montage et les travelling de De Palma (et ses plans serrés, zooms, car oui, De Palma ne maîtrise pas qu'une seule chose!), quelque chose qui peut paraître soit fluide et naturel ou abrupt et justifié.
C'est pas juste une simple fluidité dans la mise en scène et le montage. C'est au-delà des mots sérieux.
Et je me garde le meilleur pour la fin. Le plan-séquence chez Mallone qui rejoint mes plan-séquences/travelling favoris de De Palma avec :
La course poursuite de l'Impasse.
L'introduction du bûcher des vanités.
Le cache-cache dans le musée de Pulsions.
La découverte progressive du piège de Carrie.
Tout ce que j'ai cité plus haut équivaut à la qualité de cette séquence bien entendue ... Une gestion de l'espace et du temps chef d'oeuvresque. C'est presque comme ça que je pourrais juger la qualité de bons travellings (même s'il y a d'autres variables qui rentrenten compte).
Tiens, n'empêche mais des travellings construits à ce sujet dans Retour vers le Futur 2, ça aurait juste tout déboité.
Bon, il faut que je revois tous les De Palma que j'ai vu maintenant ...
Je m'attaque à Mission to Mars ce soir. Etant un des De Palma les moins bien notés sur Cinelounge (moins de 6), je m'attends au pire, clairement ...
J'espère qu'il a pas fait de la merde niveau mise en scène ... Si c'est le reste qui faute à la limite, ok, mais la mise en scène, c'est sacré.
Posté le 18 mai 2013 à 15:31 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
les incorrumptibles c'était pas mal :D
le film français est subventionné et par conséquent ne vaut rien (il y a quelques bons films en ce sens qu'ils remplissent bien les critères d'un film bien fait, mais ce ne sont pas les plus commerciaux).
Posté le 18 mai 2013 à 15:46 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Alucard, tu racontes n'importe quoi.
La qualité d'un film ne se juge pas sur son budget ou ses subventions, mais sur son contenu et sur sa forme.
Alors oui, le cinéma français actuel n'est pas au meilleur de sa forme : la plupart des films qui sortent sont bien moisis, et le cinéma de genre français s'est fait malheureusement exterminer par la Nouvelle Vague, mais il y a toujours des petites perles qui sortent.
Tous les films sont "subventionnés" a un moment donné, sinon ils sont insortables, infinançables, et pour la plupart, irréalisables. Tu crois franchement que Kubrick payait ses films lui-même?
Irréversible est subventionné. Il reste un des plus grands chefs d’œuvres du cinéma français. Parce qu'il est subventionné, il ne vaut rien?
Un film est TOUJOURS commercial et "subventionné" : il est financé, et à pour but de faire de l'argent, qu'il soit français, américain, indochinois, cambodgien, hongrois ou sri lankaien ne fait aucune différence à ce niveau-là.
Zell, assez d'accord avec toi sur Les incorruptibles, quelques désaccords mais j'y reviendrais plus tard, la je vais mater Maniac (l'original) en Blu-Ray. Content que t'aie aimé en tout cas!
Posté le 18 mai 2013 à 22:21 | Sujet : Ciné cinéma Tchi Tcha !
Les désaccords doivent être sur les acteurs et leurs personnages non ?
Hé, j'ai même pas dis que De Niro cabotinait. Remarque, je trouve que par la suite, il a fait pas mal de Al Capone-bis dans ses interprétations. Ca change pas mal de la sobriété ou l'excellence de son jeu d'acteur sur pas mal de prestations.
Ca me fait penser qu'il faut que je regarde Les nerfs à vif et La valse des pantins tiens.
Only God Forgives la semaine prochaine.
God, j'ai trop hâte. MAIS TROP.
Si Gaspar Noé a donné encore quelques conseils, qu'est ce que ça va être bon.
Pourtant, il me semble que Refn est daltonien non ? Le jeu de couleurs à travers les rares extraits est HA-LLU-CI-NANT.
Je parie pas sur un Drive-bis niveau qualité mais j'espère vraiment qu'il va s'en approcher. J'ai peur aussi d'une reddite avec Drive (le rôle de Gosling, la touche Drive etc). A voir.
Mais ça fait super longtemps que j'ai autant attendu un film. Surtout qu'en général, les films qui sortent à Cannes mettent plusieurs mois à arriver en France. Et là, mercredi prochain.