Ça fait un petit moment que j'ai l'intention de faire ce petit texte, donc voila: je vais donner ma vision du jeu vidéo, et le légitimer en tant qu'Art, du haut de mon point de vue évidement. Ça va pas avoir une gueule d'impartial, cette super notion tant recherché qui n'existe pas, ça pourra au mieux se rapprocher de la teinte de mon regard si j'arrive à m'exprimer clairement, et vu comment je commence, c'est mal partit. Avant de me lancer dans des trucs plus spécifique, je vais parler de ma vision de l'Art.
L'Art est pour moi toute forme de communication. Si quelque chose te touche, te fais pleurer, te rends heureux ou nostalgique, c'est de l'art à mes yeux. Ça va d'écouter cette super chanson de Nalitch que t'es le seul avec quelques élus à aimer, à prendre quelqu'un dans ses bras. Le fait de parler est pour moi une sorte d'art, même si c'est pour dire "C'toi l'art". J'ai été ébéniste et ça me gonflait à chaque fois qu'on me considérait "artiste" pour ça... Le plus marrant et que je considérais cet énervement, la personne en face et moi même comme "Art". C'est très court comme description m'enfin je devrais pas avoir à développer plus, et je suis flemmard
Je vais commencer à parler des "jeux de rôles" dit RPG pour "Role Playing Game". Comme l'aurons devinés hum... Personne vu que les seules personnes qui peuvent s'intéresser à ce que je raconte savent ce qu'est un RPG, c'est un jeu qui permet de contrôler un ou plusieurs protagonistes de l'univers du jeu, de manière à les faire évoluer et progresser à travers l'histoire. C'est une adaptation informatique du RPG dit "sur table" ou l'histoire se créée littéralement selon les choix des joueurs, ayant pour seule limite l'imagination du maitre du jeu. Niveau histoire (puisque c'est ce qui les caractérise avant tout), les jeux sont construits de la manière d'une "épopée" et en suivent les grandes règles le plus souvent. Un jeune héros pars à l'aventure et évolue jusqu'à être assez fort pour résoudre le problème qui l'a poussé au combat. Dit comme ça ça parait réducteur, m'enfin "Le Seigneur des Anneaux" est construit comme ça, et c'est pas le seul récit
Si je prends les RPG pour exemple, c'est que c'est plus pratique et flagrant d'expliquer la chose parce qu'il y a un récit, et vu que c'est proche des bouquins ça légitimiste la chose, c'est "moins grave". Et la vrai raison c'est parce que j'aime ce type de jeu plus que les autres et que c'est ceux que je connais le mieux. Partant de là y'a deux types de RPG, je vous les explique et après je rentre dans les exemple, fini la théorie.
Les RPG dit "à la Japonaise" que je présenterais par la série des Final Fantasy (j'en connais qui vont pas être surpris). Les RPG à la Jap' sont des jeux qui sont extrêmement scriptés dans le scénario. J'entends par là que le joueur n'a pas le choix, il suit l'histoire, fais les choses que les programmeurs veulent qu'il fasse à ce moment là. Globalement, on peut présenter la chose comme un livre, parce c'est ce que c'est mis à part qu'on peut bouger le personnage de gauche à droite si l'envie nous en prends
Ensuite viens les RPG amerloks. Ceux là proposent plus de liberté, leur principe est en fait d'offrir le plus de liberté possible au joueur. Ainsi, le joueur créera son personnage, ses talents particuliers, son nom, parfois son passé, et décidera de ce qu'il fera. Le jeu est un minimum scripté vu que c'est toujours sur une plateforme informatique, y'a pas de "choix infinis", mais ça tente d'y ressembler. Pour parler de ce type de jeu je parlerais de "The Elder Scroll III : Morrowind" (je préfère parler que de lui plutôt que de la série). Bon, maintenant vous avez le savoir et vous êtes sensé l'avoir intégré (have fun). Je vais expliquer pourquoi les jeux vidéos sont pour moi une forme d'art, à partir des JDR, puis probablement en suivant avec d'autres types de jeux, si j'y pense.
Premièrement, il faut prendre conscience que la part "scénario" du jeu fera qu'il sera bon ou non. Autant on peut aimer jouer à un "God of War" et jubiler à tuer tous ces grecs en voyant les conneries horribles -pardon, les adaptations- mythologiques ou même architecturales (en gros on peut prendre plaisir à tout défourailler grâce au gameplay, même si l'univers est pourrit et écrit la veille ou le jeu fut mis en boite) autant un JDR ne peut pas s'en sortir sans un bon scénario, donc un bon univers. On passe au moins une moitié du temps dans ce genre de jeux à lire des dialogues, et quand je dis au moins je baisse les statistiques. Le jeu EST une histoire, et vu que c'est un jeu, bah l'a fallut trouver un moyen de faire jouer un protagoniste de cette histoire pour faire genre que vous allez participer. Maintenant le parralèle avec les livres va se faire vite, dans un RPG à la jap', vous allez avoir une scénarisation digne d'un film, mais avec une durée de vie de 25 pour les plus courts à environ 60h de moyenne pour les jeux actuels. Dans tout ça il n'y a "que" 20h de scénario pur, mais à coté se situent des quêtes anexes, qui vont vous donner de l'équipement plus performant, ou vous débloquer des scènes scénaristiques "coupées" qu'on n'est pas obligées de voir (généralement l'un va avec l'autre), mais surtout de l'exploration... Le joueur, vous explorez le monde, l'univers unique de ce jeu. Vous parlez à ce gars qui se trouve là, et il vous raconte qu'il fait pousser des grains de Coubo, vous ne parlez pas à cet autre parce que vous avez autre chose à faire... Vous dirigez le héros, les principaux protagonistes. Comme dans toutes les grandes histoires la psychologie des personnages est impressionante, surprenante, dès le Final Fantasy IV qui était pourtant sortit sur Super Nintendo en 91, et ça n'a fait que progresser et évoluer

Bref, c'est un jeu qui a une histoire extraordinaire, aussi bien que sur n'importe quel support, si on peut le faire sur bouquin ou à la télé, on peut le faire dans un jeu, et c'est VOUS qui contrôlez le héros, qui vous baladez, qui découvrez où aller pour en savoir plus sur cet univers, qui avancez dans la quête, échouez parfois, et jaugez de la difficulté de la quête. C'est vous qui vous entrainez pour avoir des personnage plus fort. C'est vous qui réussissez à vaincre le "grand méchant" (à ce stade du jeu rien n'est aussi noir ou blanc hein

). En gros, c'est comme un livre, comme n'importe quelle histoire, sauf que vous avez un lien bien plus fort avec bien des personnages. Vous les avez dirigés, vous avez passés des heures à vous balader avec. Vous avez une immersion qu'il est impossible d'avoir autrement. Pas forcement meilleure que sur d'autre support, mais différente, et au moins égale.
Pour ce qui est des RPG US, tout est beaucoup moins scénarisé, vous avez généralement une grande trame principale (pour Morrowind la quête du Nerevar) et ensuite un paquet de quête secondaire voir tertiaire (pour Morrowind y'en a franchement un paquet... Je doute qu'on puisse le terminer entièrement). Et le joueur a un maximum de choix pour arriver à ses fins. Mettons qu'il veuille un objet. Il a le premier choix: Action ou non action. Soit il fait ce qu'il faut pour le prendre soit non. Ensuite viens le choix du comment... Dans le cas de Morrowind on peut par exemple: Le demander, le voler, devenir ami avec la personne, le menacer, le tuer, l'assomer... Cette liberté vous permet d'exercer ce qu'on appelle le "RolePlay", le fait de jouer un rôle. Serez vous pacifique? Serez vous fanatique? Serez vous méfiant? Vous êtes ce que vous décidez, et on apprends vite à décider à être quelqu'un d'autre qu'on est "réellement". Donc certes, dans ce genre de RPG, l'histoire n'est pas aussi "poussée" que dans les RPG jap', ni la psychologie (ça reste très correct la plupart du temps) mais c'est pour permettre une plus grande élasticité, vous "créez" l'histoire, vous créez le personnage que vous incarnez. Vous êtes ce héros, dans ce corps numérique, dans cet univers numérique. Vous réfléchissez à comment résoudre des problèmes ou énigmes, vous vous demandez si vous allez prendre un pouvoir même si ça a des conséquences néfastes sur d'autres personnes, si vous allez lutter pour la minorité ou pour le puissant seigneur... Si ça, cette réflexion, ces remords après s'être trompé c'est pas de l'art, je me demande ce que c'est
J'ai pris l'exemple du JDR, parce que je sais de quoi je parle, mais prenons par exemple Marathon. C'est ce qu'on pourrais appeler maintenant un First Person Shooter. On n'est pas en dehors du personnage qu'on incarne, mais on voie le monde à partir de ses yeux. La plupart du temps ça fait que tirer, tuer des aliens, sauter sur une plateforme activé d'une grenade sur l'interrupteur. On est au milieu des années 90. Entre ces phases de combat, on a de l'exploration, un stress permanent, on découvre l'histoire à travers différents terminaux, et (oui déjà à cette époque, et sur ce type de jeu) un scénario de milliers de pages. Les sites sur ce jeux ont étés si actifs et la communauté si grande qu'il y en eu trois, et le scénario n'a fait qu'avancer, presque comme une mythologie ou les dieux sont remplacés par les machines, mais ça ne change rien à l'affaire ^^ Je me souviens qu'un ami (que beaucoup reconnaitrons) jouais à la démo, toujours le même niveau. C'était un jeu bien fait à l'époque, début de la 3D, les décors étaient "presque" en 3D, c'était une espèce de 2.5D avec les objets mouvant en 2D. Vous avez un screen de ce jeu dans les photos quelque part si vous cherchez

Et cet ami regardait les trois pixel d'en haut la plus haute tour du niveau, par une lucarne, et se disait que c'était un village peut-être, supposait ce qu'il aurait pu se passer, et restait des heures à écouter les sons d'ambiance à cette fenêtre.
La tendance est maintenant à faire des jeux "beaux". Toujours plus beaux. Honnêtement, je viens de me refaire Morrowind ces deux dernières semaines, avant j'étais sur Final Fantasy 6, et là je vais y retourner, j'ai fait une pause parce que j'avais peur des révélations qu'il y allait y avoir. Ce jeu est le dernier FF à être sortit sur Super Nitendo. Et ce n'est pas un jeu valable que pour les geek, juste pour les gens qui sont prêts à s'immerger dans de l'inconnu.
J'ai l'air de dédaigner les jeux "à prouesses graphiques", ce n'est pas vrai. Ils sont plaisant à jouer la plupart du temps, mais on s'en lasse vite. C'est comme un "beau tableau". C'est une prouesse technique, mais la technique n'a jamais été de l'art pour moi. Ou alors avec un très faible potentiel. Une fois qu'on l'a bien regardé, on peut passer à autre chose, les RPG, eux, donnent toujours matière à réfléchir.
Bien, merci de m'avoir lu, j'ai pas tout dit de ce que j'avais à dire, m'enfin c'est l'idée générale, et c'est une manière de prouver que quand je dis que je suis fier d'être geek, c'est vrai.
